ACTE IV, SCENE I
ment, et vous ouvre elle-même les” voies du repentir. È MARCO. | . Les voies du repentir ?.. quelle'‘voie?... | ’ MARINO. | a
‘Les Ottomans menacent Thessalonique ;' on vous y-envoie. ‘En arrivant, vous apprendrez ce que vous avez à faire. Un navire est prêt :'il faut partir aujourd'hui même.
MARCO. L
Je partirai.... È I
ft: + ‘MARINO.
Et vous nous donnerez auparavant un gage de votre foi : vous Jurerez, par toùt ce qu il y a de saint, de ne révéler, ni par un mot, ni par un signe, rien de ce qui a'été résolu ce matih 4u'sénat. Voici la formule écrite du serment i Signez.
(CL cu lui préserité ‘un papief. j” MARCO lit la formule.
Pourquoi signer ?.. ‘ne ‘éulfit-il pas...
MARINO,
Un mot encore, et le dernier. Le messager qui'porte au comte notre invitation! de-se rendre ici. est déjà. en. chemin.:Si la eomte ‘obéit st} arrive ‘promptement, il serartraité avec -fustice, peut-être avec ‘clémence ; ‘mais s’il hésite... sapi prenez un secret dés plus graves,;'un secret qui
pe doit jamais sortir de votre sein.,..,s° hésite, dis-je, s’il prend des délais, ou fait paraître de l'inquiétude, le parti en est pris, l’ordre en est donné: il n’échappera point vivant d’entre nos mains. Ainsi donc le traître qui oserait lui trans- . mettre le moindreindice, l'avertissement le plus . indirect, le perdrait et périrait. Je n’ai plus rien à entendre de vous: signez, ou... | ( 1] lui présente de nogveau la formule écrite.) MAR CO.
Eh bien! je signerai..
‘(HI rend le papier, et le signe. ) ___ MARINO,
Le passé est oublié, et le plus difficile pour vous est fait. Le devoir a vaincu; la prudence fera le reste. Pour ne pas courir le risque d'en manquer, souvenez-vous qu'il y a maintenant deux vies qui dépendent de votre conduite.