PRÉFACE XV
rait pas à sa parole, il lui fit promettre de l'assister à son lit de mort. Ce prêtre était un frère franciscain, le Père Jacques, de Poirino, curé de l'église de Sainte-Marie des Anges à Turin, la paroisse des Cavour.
D'après ce que nous rapporte un des premiers, un des meilleurs biographes de Cavour, Massari, cet accord entre le comte et le Père Jacques aurait été conclu en 1854. Il raconte qu'à ce moment, alors que le choléra ravageait le Piémont, Cavour fit appeler le prêtre. Il lui dit en plaisantant que les ministres pouvaient, tout comme le commun des mortels, être les victimes de l'épidémie et obtint de lui la promesse de l'assister en cas de besoin.
Le sénateur Mazziotti s'est, lui aussi, rallié à cette version, après avoir fait remarquer toutefois que Cavour, ayant en qualité de député soutenu la loi qui abolissait les privilèges judiciaires du clergé, avait quelque raison de craindre d'être traité de la même façon que Santarosa.
Un autre ami du comte. Castelli, nous donne une version quelque peu différente.