‹ Le Comte de Cavour et son confesseur;Chapitre 3 sur 47 · VI LE COMTE DE CAVOUR · texte numérisé non relu

VI LE COMTE DE CAVOUR

Manzoni, inséparable de la conversion de la femme qu'il aimait si ardemment, et la célèbre formule du comte de Cavour, formule à laquelle il ne se serait peut-être pas arrêté sans l'impression laissée sur son esprit par les traditions religieuses de sa famille et la conversion de sa mère, sont étroitement liés entre eux, comme je me propose de le faire voir plus tard en des temps moins agités et lorsqu'on pourra de nouveau se livrer à de tranquilles études. Ils ne sont que les conséquences du même mouvement spirituel, commun à tous les membres du clergé piémontais, ligure et lombard, du Jansénisme. Mais revenons à la première confession de Cavour.

L'abbé Tardy, tout à fait satisfait de ses réponses, l'invita à faire son examen de conscience, à rechercher ce qu'il pouvait avoir à se reprocher. Le petit garçon, devenu tout pensif, s'absorba dans cette idée, et se mit à arpenter la chambre dans tous les sens. Tout à coup il s'arrête et, se frappant la tête, s'écrie désespéré : « Cette coquine de conscience ne me reproche rien. »

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