‹ Le Comte de Cavour et son confesseur;Chapitre 5 sur 47 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

en s'attachant à enregistrer les opinions les plus radicalement opposées, à tenir un compte exact de toutes les nécessités et à apprécier enfin les faits avec cette sérénité que peut seule donner à l'écrivain le culte de la vérité historique joint à l'expérience consommée des affaires publiques.

Entre 1817 et 1861, entre les deux confessions du comte de Cavour, la première si naïve et si gaie et la dernière si simple et si dramatique, s'est déroulée une des existences, la plus largement ouverte aux courants de la pensée contemporaine, dont notre pays ait jamais été le témoin, et en même temps la plus passionnément curieuse du mouvement et des litiges de l'Église, comme aussi la plus richement dotée en fait d'appréciations personnelles sur les questions religieuses les plus diverses.

A rencontre des idées généralement admises, ces questions occupèrent pendant longtemps la toute première place dans l'esprit du comte de Cavour, qui se sentait alors bien plus porté à rechercher leur solution qu'à se lancer dans la politique ou à s'adon-

Page 1