‹ Le Comte de Cavour et son confesseur;Chapitre 6 sur 47 · X LE COMTE DE CAVOUR · texte numérisé non relu

X LE COMTE DE CAVOUR

ner à l'économie politique. En voici la preuve. Il écrivait en effet en 1835 : « Je tiens pardessus tout à connaître tout ce qui se rapporte à la marche des idées religieuses. Voilà le grand mystère du siècle. »

A la foi ingénue et poétique de ses premières années, dont son être s'était, pour ainsi dire, imprégné dans l'air même qu'il respirait dans une famille qui honorait et vénérait à juste titre la grande figure de saint François de Sales, de celui que le comte de Cavour se glorifia toujours de compter parmi ses ancêtres, succéda, lorsqu'il atteignit l'âge de dix-huit ans, une crise précoce d'incrédulité absolue due à la lecture de livres qu'on ne pouvait plus l'empêcher de se procurer et d'anticléricalisme intransigeant éveillé en lui par le spectacle des privilèges excessifs et intolérables dont jouissait le clergé. Tel fut certainement un fait des plus graves qui se passa sous ses yeux, alors qu'il était en garnison à Vintimille, et dont la douloureuse impression ne s'effaça jamais de sa mémoire : la résistance invincible opposée par l'autorité ecclésiastique à l'arrestation

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