‹ Le Comte de Cavour et son confesseur;Chapitre 7 sur 47 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

d'un frère qui avait assassiné le mari de sa maîtresse.

Puis ce furent d'autre part ses relations avec ses parents protestants de Genève qui firent prendre une nouvelle forme à son rationalisme et l'orientèrent vers ce mouvement, d'origine et d'empreintes si profondément italiennes que fut le Socinianisme, la plus libérale et la plus indépendante de toutes les confessions qui sortirent de la fournaise ardente de la Réforme. Si, d'un côté, cette doctrine, qui, par la part décisiv^e qu'elle accorde à la raison dans l'interprétation de l'Écriture Sainte, a pu être appelée un Rationalisme surnaturel, se prêtait à satisfaire l'insatiable besoin de logiquedu jeune comte, d'un autre cependant, par son caractère transcendantal, elle l'éloignait des bas-fonds de la philosophie pure pour ramener son esprit vers les spéculations de la religion.

L'influence du fondateur et du représentant autorisé du Protestantisme libéral dans les pays de langue française, d'Alexandre Vinet, fit faire à Cavour un grand pas dans la voie nouvelle dans laquelle il venait de

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