‹ Le comte de ClermontChapitre 15 sur 33 · BTTEB& miDITBS · texte numérisé non relu

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à son aspect (ce n'est point à l'aspect du Coupet, mais à l'aspect de la simple nature). Ils s'élancent dans le bois avec une fureur mêlée de gaieté, tel qu'était Alexandre quand il vainquit Darius, tel que Hercule quand il eut vaincu le lion, tel que M. Martin quand il met à mort un taureau qui! fait déparer par ses dogues, tel enfin que Trio quand il a extirpé une pierre grosse comme le poing à un malheureux qui expire sous son lithotome et sa tenette.

Ils s'élancent donc dans le bois, dévorent tous les lapins qu'ils rencontrent, se les disputent à tenvi, les déchirent et les engloutissent. Bientôt après, un renard, qui n'était point un lièvre, ainsi quon vous V a très-mal à propos mandé, part. Il y a apparence que cétoit parce qu'il avoitpeur, les chiens l'ayant ejfrayé, ce qui peut se juger parce qu'il s'enfuyait très-vite. Il part donc; les chiens se mirent à courre après ^ ce qui fit juger à tout le monde

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qu'ils avoient envie de rattraper. On en fut certain lorsqu on les pit s'opinidtrer pendant près étune heure à toujours courir après, et l'on vit alors que le renard n avoit point envie d'être pris, puisqu'il s'ef- /orçoit,de son côté, à toujours fuir; et il poussa son opiniâtreté asse:^ loin pour se fourrer dans un terrier de renard, à la gueule duquel les chiens arrivèrent ainsi que Daachet ;

Gnuids yeux ouverts, bouche béante, Gommé des sots pris au tcébuchet.

chasseurs ne furent rd fols, ni étourdis; nous demandâmes dans le pillage voisin des bêches, des pioches, des piques, des hoyeaux, des louchets, des pelles, et avec ces instruments nous culbutâmes les souterrains où notre malicieux renard s étoit retiré. La meute, qui étoit témoin de t ouverture de cette tranchcej cncourageoit de la voix lès chasseurs piochant. Nous par-

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