DU COMTE DE CLERMONT A M. DE BACHAUMONT
A Berny, !e 3i May 17^0.
'^îX ^^f Monsieur, la lettre que vous mapei écrite pour me demander un logement à T abbaye pour un parent de feu M. de Billy. Tau* rois été fort aise, en faisant dans cette occasion ce qui pourroit vous convenir^ d'obliger quelqu*un qui appartient à M. de Billy; mais je n'ai point actuellement de logement à donner à Fàbbaye, et je suis même embarrassé pour loger du monde que j'ay encore à placer.
LETTRES INÉDITES 97
Différentes affaires nCont empêché de pous répondre plus tôt^ et je cherchais
ailleurs à me retourner dans cette occa^ sion pour vous donner des preuves, Monsieur, de testime et de tamitié que jay pour POUs.
Louis de Bourbon.
Cest la dernière lettre do comte de Clermont
que renterme notre manuscrit. La mort du comte de Billy avait rompu tout lien entre le prince et Bachaumont; sans doute celui-ci, malgré la forme obligeante du refus, se le tint pour dit et ne revint plus à la charge.
Il est à remarquer que, dans toute la période du . Journal de M"« Doublet rédigée par Bachaumont (1763- 1770), il n'est jamais question du comte de Qermont. Cette réserve s'explique par le souvenir de leurs anciennes relations. Le nom du comte ne figure dans les Mémoires secrets qu'en 1771, à l'occasion de sa mort et de la protestation des Princes contre Maupeou.
io.
S$COND£ PARTIE
LE
COMTE DE, CLERMOI^T
D'APRÈS ^ CONTSMWIUINS
PREMIERE PÉRIODE
LA
JëUNëSSE DU COMTE DË CLËRMONT
Juin 1709. — Louis de Bourbon, comte de Clernioiit, né à Versailles le samedi 15 juin 1709, à quatre heures du matin, reçut les cérémonies du baptême à Paris, le 1 5 novembre !7f7, et fut tenu sur les fonts par le roi Louis XV et par madame la duchesse de Berry.
Troisième fils de Louis III, duc de Bourbon, d'Enghien, de Châteauroux, etc., pair et Grand-Maître de France , et de Louise-Françoise de Bourbon, dite Mademoiselle de Nantes, fille oaturelie et légitimée du roi Louis XIV.
{Histoire glnlalogiquc de la maison de France.)
Le roi Louis XV et la duchesse dé Berry pour jMurrain et pour marrainei voilà un patronage qui
loi SECONDE PAJCTIE
promettait et dont le néophyte ne se montra pas trop iodigne. Mais de qui le comte de Clennont pouvait-il tenir les qualités aimables, la bienveil*lance et la bonhomie qui faisaient le fond de son caractère? Rien n'était moins commun dans la maison de Condé. Nous avons dit un mot de ses frères : le duc de Bourbon, un agioteur; îe comte de Charolais, un scélérat; laissons Saint-Simon nous parler de son père, qui mourut subitement d*une attaque de paralysie ou d'épilepsie, mmns d'un an après la naissance de ce troisième fils.
« C'était un homme très^onsidérabiem^t plus « petit que les plus petits hommes; la téte grosse « à surprendre et un visage qui taisait peur. On « disait qu'un nain de madame la Princesse en était « cause. Il était d'un jaune livide, l'air presque « toujours furieux ; mais en tout temps si fier, st « audacieux y qu'on avait peine à s'accoutumer à « iuî..« Sa férocité était extrême et se montrait en « tout. C'était une meule toujours en l'air et qui « faisait fuir devant elle... Des plaisanteries cruelles u en face et des chansons qu'il savait faire sur-le* « champ emportaient la pièce et ne s'effaçaient « jamais... Les élans de la plus furieuse jalousie, « un contraste sans relâche d*amour et de rage « conjugale*.. Toutes cet furies le tourmentèrent
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c MHS tgttt «t k itndinot teiriUe comme ces c animftmc qui tie semblent que pourdévocer
« et £aire la guerre au genre humain. »
RAppelons id pmr mémoini les dates de nomi*-
Àatkm du comte de Clermont aux six abbayes qu*il cumulait déjà avant d'obtenir celle de Saint- Germain-des-Prés. Nous mentioanmms celle dernière en temps et lieu, avec les mutations qui
s'eosttivif ent : ■ r.
OlOCàSBS*
Le Bec-Hellouin. Rouen. Novembre 1717*
SainuClande.
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Lyon.
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Mai
Juin
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Octobre
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8 an$.