SUR M. DB GRAVE
Ji sms C..., Dûmt « mrfRîr m «iAK»
Je h sûis fort bUn^ car j*ai w Par «rte pwu ie denàn Sordr un priau sans /iimâir.
Jssuise»,** *
Il parait que M'"' de Grave était depuis iojog-
mentor officieux du jeune prince. Nous avons trouvé dans les recueils manuscrits du marquis de Paulmy une chanscuiy nulheureasement très-nul faitC) relative à cette liaison. Nous allons essayer d*en citer quelques traits :
CHANSON Sv rair do AfirOlM.
BiUyditàiêéiGnm: ' Je U émuu CM t0itgl.
Ta n'a ^a*im$ mfflk>*4
— — MhiHMf
— Qm vraaB-fn dfne f«...
QgMd jimu vnmn fluf^ H m faadm U pupille Pour que je ne pense plus
Mifikon, etc.
— Hélas ! vous ne savez guère Ce que vous me demandez *
U tu peut vaus settis/aire,
Mirliton, etc.
Vikinc Cr^ve, à ton d::c
Tu devrais inai u cacher.
lot ncoHùE pàtoa
Quand on voit ton laid vi^gi, On est bientôt dégoûté.
Mirlitoa, etc.
Je vous p! ai admis, pûuvrtfrkieêf Si vous ituz de ce goùi»
Elc.f cfc.| etc.
VrRs 1 729. — Les tendances littéraires du comte de Ciermont se menifestèrent dés sa première jeunesse. A Tâge de vin^*ans, il avait établi dans son
hôtel une sorte d'académie qui parut alors fort singulière. D'Alembert, dans son lu en 17^1»
donne d'intéressants détails sur ce modeste prototype de notre illustre Institut,
—-Le comte de Ciermont avait témoigné de bonne heure son goût pour les lettres... Il avait forme une société littéraire aux assemblées de laquelle il assistait quelquefois, et qui avait pris le titre de SocUle des Arts. Cette espèce d'académie devait réunir à la fois les sciences, les lettres et les arts mécaniques. Le projet était grand, mais trop vaste, et ^iit d'.idleurs trop mal combiné par ceux que le Prince avait cliargés de l'exécution. Cinq ou six académies seraient à peine suffisantes pour remplir l'objet que cette société prétendait embrasser toute seule. D'ailleurs les rédacteurs de ses statuts avaient conça à ce sujet une étrange idée. Noo-seulement ils vonlaient^ ce qui • était raisonnable, marier pour ainsi dire chaqne art mécanique â la science dont cet art peut tirar des IsmîèKs, coinne Tbor-
nùnuÉKs fiaiODS
logerie à l'astronomie, la fabrique des lunettes à l'optique; mais ils prétendaient encore accoler chacun de ces arts à la
partie des belles-lettres qu'ils s'imaginaient y avoir le plus de rapport : le brodeur à l'historien, le teinturier au poëte, et ainsi des aiitres. Ce trait seul suifirail pour juger à quel point la confiance du prince fut mal servie par ceux qu'il en avait honorés; aussi celte société ne vécut-elle pas longtemps. Les vues si louables du comte de Clerniont pour le progrès des sciences^ des lettres et des arts, demeurèrent sans effet, parce qu'il ne fut pas assez heureux pour trouver des coopératcurs digiies de seconder ses vues et capables de les remplu'.
{D^AUmkaîf Eloge dû tmaU dt CUnum.)
Cette académie n'en fonctionna pas moins pen»
dant environ huit ans. Nous trouvons à ce sujet la note suivante dans le Traité de matériaux nuumcràs de Mmt genres ^histoire, sorte de catalogue raisonné préparé en vue d*une vente de ses manuscrits, par A. A. Montcil (Paris, i835, 2 vol. in-8*).
— Portefeuille contenant douze oanuscrits relatifs à la Sacuté des Arîs, de Tannée 1729.
Cette société se forma sous la protection du comte de Clermont, La copie de ses statuts forme le premier dossier de ce portefeuille. On y lit la lettre du ministre qui permet que les sociétaires s'assemblent, mais qui refuse provisoirement Thomologation royale. A la suite de cette lettre sont écrits les noms des sociétaires, parmi lesquels on distingue les artistes : Julien, La Grive, Gaudron, Ledran, et les personnages qualifiés : le chevalier de Betlmney le prince de Grinbergliea et antres.
Ç^fottéafàSk oontÎMit <n oolre ^inau aém»iffs«t m- ▼au dts artistes, sodéuires :
MiMOiRE de Cêuimf horloger du duc d'OrttanSy sur «ne pendule de son mvention, 29 mai 1 729 ;
lltMOiRB sur nn rouet i filer, die janficr 1733 ;
Rapport sur une machine i curer les fwits, sur une grue, etc., lévrier 1733 ;
MtfiloiRB sur la coupe des bois, août 1733 ;
IfàMOlRB sur «ne pompe à élever l'eau, sur «n métier â trieûler, etc., 14 •ctohre 1737;
Lettres de Julm Imûj sur la quadrature des pendules â répétition, etc., etc.
— Le comte de Clermont Prince, protecteur de la Société du Arts y ayant bien voulu accorder des fonds à cette compagnie pour distribuen deux prix tous les ans, dont chacun est une médaille d'or de 300 livres, les deux premiers furent distribués à rassemblée publique d'après la Saint-Martin de l'année 173 3.
{Bin^ùumct frémçoisu)
ANnér 1730* Le oomte de Clermont était ramant en titre de la ducheaae de Bouillon ^uand
la mort mystérieuse d'Adrienne Lecouvreur fit planer sur cette princesse de si odieux soup^ns. Il avait pour rivaux dans ce cœur famélique, outre le comte de Saxe^ qui déclinait énergiquement cet honneur, les premiers sujets de l'Opéra et de la Comédie ^ car la duchesse, possédée d*un goût particulier pour les gens de théâtre, avait pris k
comte de Clermont, en manière île pavillon d'honneur^ pour couvrir ses caprices dépravés.
Cette spécialité bien connue valut à de Bouillon des couplets asseas vift. Nous empruntons les suivants au Soîiisicr de Paulmy, parce qu'ils vont nous servir à signaler une petite erreur qui se pavane effrontément en plein Théâtre-Français.
CHANSON sua Uk DUCHESSE DE 90UILL0N (i).
L'août jowr^ à la /«ire»
LorgiU fOT la Bmllêiif CUUs cria : « Vieloini J'en serai greludm* Tout ctror sét M plaire, V0fim tmm die ira ijaaHi nmumr mitdm^ »
On Ura dans VIMirt :
Du Fresne (2) elle a^ça; Il n*en foulat/ien croire^
Mais Trihoat ())
LHngrûU pour Gralidvalte (4) A son tour le quitta.
Cilles la fixa.
WCOIIPS fftAlfflB
Pi Mi fM s) mipruiin :
U pêdt di BùuiUonf Qui mk btaurfls ( i ) ef gmin (a)
Si àùnM i tota fouuU Sm Umpirameni»