‹ Le comte de Falloux et ses mémoiresChapitre 18 sur 30 · UN SECOND PLAIDOYER DU CORRESPONDANT · texte numérisé non relu

UN SECOND PLAIDOYER DU CORRESPONDANT

Nous avons inonlrô le Correspondant usant de l'équivoque pour conserver à M. de Falloux le mérite, non pas cPavoir fait Vexpédition de Rome^ — on n'ose plus dire cela — mais d'y avoir eu la part principale y — ce qui est encore beaucoup trop. Nous allons le voir recourant à des procédés identiques pour surfaire la loi de 1850 et en garder à son client, comme à son école, tout l'honneur.

Premièrement, il écarte, sans le dire, le fond du débat, de telle sorte que le lecteur ne peut se rendre compte de l'opposition que rencontra ^out de suite parmi les catholiques le projet de 'oî. Vainement nous avons rappelé quel était, WsqueM. de Falloux se mit à l'œuvre, l'état des esprits et des choses quant à la question de

1- Le Correspondant ayant essayé de répondre à ce qiio i^^ais dit du ruie de M. de Falloux dans la loi de 1850, je ^OQne la réponse que je lui fis.

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l'enseignement ; vainement nous avons prouvé que cette question était mûre et dit dans quelles conditions elle avait mûri ; le Correspondant passe outre. C'est qu'en effet il ne pourrait aborder ces points sans laisser voir que M. de Falloux, ses patrons et ses alliés, se mirent en dehors du programme catholique, unprogramme soutenu par tous les fils militants de rEglise, approuvé hautement de tout l'épiscopat et sanctionné à Rome; d'où l'on peut conclure qu'il était légitime, confor^ne aux principes et praticable.

Le Correspondant évite également de s'expliquer sur le caractère de la commission ministérielle formée avec trop d'habileté par M. de Falloux et sur les différentes phases de ce grand débat. Il ne cherche même pas à couvrir les faussetés dont abondent à ce sujet les Mémoires d^un royaliste. Tout son travail consiste, d'abord à nous reprocher d'avoir mal parlé des auteurs de la loi : « Un tel langage, s'écrie-t-il, appliqué à de tels hommes!», puis à dire, à répéter, à ressasser que la loi de 1850 a donné tout ce que l'on pouvait obtenir, qu'elle a été bien faite et qu'elle a fait du bien.

C'est déplacer la question. Que cette loi ait fait du bien : nous Tavons dit des centaines de fois et nous le répéterons autant qu'on le voudra. Qu'elle ait donné tout ce que l'on pouvait obtenir : il y a doute. Qu'elle ait mieux valu que toute autre : nous le nions. C'est là^ d'ailleurs^ une hjFpotbèse sur laquelle on pourrait discuter sans fin. Tout le monde voit ce qu'on a tiré de la loi de 1850 ; qui peut dire ce qu'on aurait tiré d'une loi de liberté ?

Mais, nous le répétons, le débat soulevé par les Mémoires d*un royaliste est autre : il s'agit de savoir si M. de Falioux^ qui n'a pas fait Vex^ pédition de Rome^ a fait la loi de 1850 et donné aux catholiques la liberté de l'enseignement. Nous avons dit et nous prétendons avoir établi que s'il avait mis très activement la main à cette loi, elle n'était pas son œuvre ; que s'il avait eu alors beaucoup d'action, cette action n'avait pas toujours été bonne ; qu'il avait plus songé aux intérêts politiques des conservateurs qu'aux intérêts permanents des catholiques ; qu'enfin il s'était fait l'instrument de M. Thiers au lieu d'être l'homme des justes revendications dont le parti catholique était né.

Voilà les points qu'il fallait aborder. Aux faits très précis et très nombreux que nous avon^s rappelés, il fallait en opposer d'autres, si d'autres leur étaient opposables. Le Correspondant ne tente rien de pareil. Il explique au long que, dans Vintérét de la société, de l'Église et de l'Université la loi devait affranchir Vensei^ gnement de V Église et améliorer Penseignement de VÈtat. Il ajoute qu'elle y a réussi dans une certaine mesure. Celte certaine mesure est bien incertaine, et le Correspondant se montre sage en restant ainsi dans le vague.

Venseignement de FÉgUse, mot impropre en la circonstance, n'était pas affranchi, puisque le projet Falloux ne conférait pas aux congrégations le droit d'ouvrir des écoles et laissait à l'Université lajuridictiony l^ collation des grades^ Vinspection, le gouvernement tout entier de Peuseignement. — Ce résumé est de M. Thiers, et orsqu'il le fit à la tribune, aucun des catholiques gagnés au projet ne put protester. C'était si vrai!

L^ enseignement de F État ne fut pas amélioré. Si nous nous trompons, que le Correspondant précise dans quelle certaine mesure il le fut. On

nous dit que M''' Parisis, qui n'était ni tout à fait pour la loi ni tout à fait contre elle, espéba qu'il y aurait -amélioration. Il faudrait prouver que les espérances de ce grand évoque n'ont pas été déçues.

Voici qui est plus hardi. Le Correspondant déclare que VUnivers, M. de Cazalès et leurs amis, en repoussant le mariage de l'école catholique, restée mineure, avec l'Université qui gardait le gouvernement tout entier de Pensei-^ gnementj demandaient la séparation de PÉglise et de VÈtat dans Pécole et faisaient ainsi du libéralisme à outrance.

Pas du tout ! Nous demandions que les catholiques fussent les maîtres chez eux, au lieu d'y subir la loi d'une corporation n'ayant, en principe et en droit, aucunereligion, puisqu'elle les a toutes, et,se montrant en fait, foncièrement hostile à nos croyances. Nous eussions, d'ailleurs, trouvé très bon qu'elle cessât pour son compte de se séparer de l'Église. Nous ne prétendions pas l'empêcher d'aller à confesse. Quant à notre libéralisme, le Correspondant ^ expert en cette matière, oublie que le programme auquel nous restions fidèles avait obtenu au plus fort de la

lutte le concours de tout Pépiscopat et la sanction de Rome. Ce n'était pas. du libéralisme, c'était la revendication d'une liberté légitime, indispensable, fécondci qui fonctionnait, brillamment et chrétiennement, en Belgique et ailleurs.

Autre sophisme du Correspondante — Vous prétencfez, nous dit«il, qu'on eût pu obtenir 4c l'Assemblée de 1849 plus que M. de Falloux ne lui a demandé ; mais si cela était facile, pourquoi vos amis, membres de cette Assemblée, n'ont-ils rien obtenu? Pourquoi M'^ Parisis, qui, à vous entendre^ n^auraii eu qiCà parler pour défaire et refaire ce qui avait été mal faitj n'a-t*il rien tenté? Cela dit, le Correspondant ajoute d'un ton non moins superbe : Vous n'avez rien fait, parce que le projet de loi était le maximum de tout ce que C Assemblée pouvait ac^ corder.

Les parlementaires du Correspondant se moquent un peu trop ici de leurs lecteurs. Ils savent très bien que dans toute assemblée, du moment où les chefs de la majorité et le gouvernement sont d'accord pour demander une transaction, le vote est assuré. La demi-mesure,

c'est le fond du parlementarisme . Les plus fermes s'y laissent aller^ et le nombre, sous prétexte de conciliation ou de discipline, y est toujours disposé. M, Thîers, le principal auteur de la loi de 1850 ; M. Tabbé Dupanloup, son aide passionné ; M. de Falloux, son très habile auxiliaire, n'ignoraient point cela. Ils manœuvrèrent en conséquence . La commission chargée de préparer la loi fut surtout composée d'hommes souples ou déjà gagnés, qui devaient faire et firent consciencieusement ce qu'on leur demandait. Le triumvirat, sûr de la Commission, était sûr aussi d'avoir pour appui dans la Chambre : M. Mole, homme de juste-milieu; M. le duc de Broglie, à la fois universitaire et catholique; M. Berryer, assez indifférent en ces matières. Ils avaient conquis M. de Montalembert : la "majorité devait suivre; elle suivit. C'est ainsi que nous avons vu en 1871 une Assemblée aux deux tiers, sinon aux trois quarts royaliste, se laisser berner par quelques parlementaires, M. Thiers en tète et M. de Falloux dans la coulisse, au point d'ajourner d'abord la monarchie, puis d'aboutir à la République.

En 1849 comme toujours, la majorité se laissa

faire. Elle eût pu suivre une autre voie si MM. de FallouXy Dupanloup, de Montalembert, qui eussent facilement entraîné M. Berryer et peut-être M. Mole, s'étaient mis d'accord avec M**" Parisis pour réclamer une loi conforme au programme catholique, une loi de liberté. Il est probable que M. Thiers lui-même se serait rendu, puisqu'on laissait à l'Université son budget et toute son organisation. D'ailleurs, si l'on avait perdu des voix au centre, on aurait pu en gagner à gauche. Mais a les chefs » voulaient avant tout une loi politique qui unirait à jamais les diverses fractions du « parti de l'ordre », et l'on manqua l'occasion d'émanciper l'enseignement chrétien.

Qu'on ne l'oublie pas ! la situation des esprits et des partis permettait de frapper un grand coup. L'Université, très bien vue de l'Assemblée constituante, était suspecte à l'Assemblée législative. Les conservateurs, entrant dans une voie où les catholiques avaient longtemps marché seuls, dénonçaient l'action déplorable exercée par un grand nombre de professeurs. Le rôle des instituteurs primaires dans les élections, le très actif concours qu'un grand nombre d'uni-

versitaires marquants donnaient à la propagande démocratique et sociale, tout contribuait à soulever l'opinion contre la suprématie de la corporation enseignante. Le monopole de l'Université avait porté ses fruits. On les voyait, on en souffrait : la cause de la liberté de l'enseignement était gagnée. Et quel appui nous donnait l'exemple de la Belgique, où cette liberté florissait! Chimère, s'écrie le Correspondant. La chimère et la faute ne furent-elles pas de renier le programme catholique pour fusionner avec l'Université, dans le vain espoir de protéger ainsi l'ordre social ?

Nous avons suivi le. Correspondant sur ce terrain, afin de lui prouver qu'il avait eu tort d*y porter la cause de M. de Falloux; mais nous devons lui faire remarquer que, même s'il avait établi l^excellence de la loi de 1850, il n'aurait pas prouvé que tout l'honneur en revenait à M. de Falloux. Le ministre de 1849 fut seulement l'ouvrier le plus en vue de cette œuvre très mêlée. S'il la présenta, d'autres l'avaient rendue possible, d'autres en déterminèrent Tesprit et les bases, d'autres la défendirent, l'améliorèrent et la firent voter. Ce sont

là des faits indéniables. Aussi le Correspondant n'y touche*t*il point. Au total, M. de Falloux n'a pas plus été l'auteur de la loi de 1850 que le chef des ateliers de la tour Eiffel, • qui doit être un habile homme, ne sera l'auteur de cette tour.

Peut-être quelque lecteur se pose-t-il cette question : comment M. de Falloux, qui n'a eu qu'un rôle très secondaire dans l'expédition de Rome et qui, dans 4a loi de 1850, n'a été qu'un lieutenant, dont le concours s'est arrêté longtemps avant la fin du combat, a-t-il passé pour

rhomme de ces deux grands actes ?

D'abord la loi de 1850 fîit la loi Falloux, parce que ce fut lui qui la présenta ; amis et ennemis lui conservèrent ce nom, y voyant les uns et les autres un avantage pour leur cause. Les amis, catholiques libéraux et royalistes parlementaires, trouvaient bons d'accroître ainsi la renommée et l'influence du plus agissant de leurs chefs. Les ennemis, universitaires absolus, républicains ou impérialistes-révolutionnaires, estimaient qu'en donnant à cette loi un cachet clérical et royaliste, ils en auraient plus facilement raison. La loi de 1850 devint aussi

Pœuvre personnelle de son signataire. Et qui donc, après de longues années, pouvait se rappeler ou rechercher de quel concours d'efforts

elle était le fruit ?

Il en fut de même pour l'expédition de Rome.

M. de Falloux n'y avait eu officiellement aucun rôle, et, certes, il n'était pas prépondérant dans le Conseil. Quant à la Chambre, elle était si peu disposée à l'écouter qu'il dut se taire tant qu'il y eut doute sur le résultat. Mais comme il représentait les catholiques et les royalistes, les opposants lui attribuèrent toute décision favorable au Pape. C'était une tactique. Sachant combien M. Odilon et même M. Drouin de Lhuys redoutaient l'accusation de cléricalisme, l'opposition croyait par ce moyen refroidir leur zèle pour le pouvoir temporel et diviser le Conseil. Plus tard, M. Drouin de Lhuys, trop soumis à la politique impériale, et M. Barrot, convaincu que l'expédition de Rome avait nui à sa popularité^ ne tinrent guère à rappeler leur conduite de 1849. Ce beau souvenir gênait l'un et importunait l'autre. Déplus, les impérialistes italianisés, notamment le prince Napoléon, jugèrent habiles de couvrir l'évolution de Napo-

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léon III en disant qu'au début de sa présidence il avait subi Pinfluence des cléricaux, par conséquent de M. de Falloux. Celui-ci trouva la chose de bonne prise et s'en para comme certain geai fit de certaines plumes. Quelques réclamations s'élevèrent çà et là ; mais comme, à droite et à gauche, Tesprit de parti trouvait son compte à fausser l'histoire, il fut à peu près admis que M. de Falloux avait fait Vexpidition de Borne. Peut-être finit-il lui-même par le croire; cependant il dut en être moins convaincu que d'autres. Il était temps, pour empêcher la prescription au profit de l'erreur, de rétablir, quant aux affaires romaines et à la loi de l'enseignement, la vérité. C'est chose faite, et nous pourrions en rester là si certaines paroles du Correspondant n'appelaient une dernière rectification.

Dans son second article, qui n'ajoute rien au premier et où il se défend mal d'avoir trop travaillé le texte de M. Barrot, notre contradicteur déclare, qu'en réfutant M. de Falloux et ses suivants, nous avons manqué de respect à deux Papes^ ainsi qu'à un Nonce, leur représentant à Paris, Il dit même que nous

ayons donné à ces deux Papes et à ce Nonce un démenti. Cela est singulièrement grave^ ajoute-t-ii.

Ce qui est grave et déplorable^ c'est de voir un recueil auquel tant d'hommes importantgf donnent leur concours, discuter de la sorte.

Sait-on pourquoi nous avons manqué de respect à deux Papes jusqu'à leur donner un démenti.

C'est parce que ces deux Papes, Pie IX et Léon XIII, ayant à trente-cinq ans de distance loué incidemnient, en termes généraux, M. de Falloux, nous ne pouvions légitimement dénoncer dans les Mémoires d^un royaliste une œuvre de vanité et de vengeance, bourrée d'outrages, de &ussetés et de calomnies.

Notez que les paroles des deux illustres Pon tifes ne disent pas du tout que M. de Falloux ait fait l'expédition de Rome et qu'on lui doive tout particulièrement la loi de 1850. Pie IX, qui, d'ailleurs, ignorait alors la vraie situation et le vrai rôle de M. de Falloux dans le ministère, le louait simplement, non pas d'avoir eu, comme se permet de l'affirmer le Correspondant^ (c la principale part » dans la politique qui avait relevé le trône pontifical, mais d'avoir en cette

circonstance bien mérité du Saint-Siège. Les mots : principale part sont une invention du Correspondant. Elle est hardie, cette invention 1 Quant à la parole de Léon XIII, elle n'est extraite ni d'un bref, ni d'un document venant du Pape, mais d'un journal quelconque qui l'a rapportée d'après les oreilles d'un anonyme.

Et que dit-elle?

Elle qualifie M. de Falloux de bon et grand serçiteur de PÉglise. Certes, l'éloge est beau. Il prouve que le Souverain Pontife, ayant devant lui cet homme important, voulut, en père tendre et généreux, louer ses mérites et ne pas se rappeler s'il avait eu des torts. Mais cet éloge, tel qu'on le rapporte et si large qu'il soit, ne dit pas du tout que la loi de 1850 et l'expédition de Rome soient dues à M. de Falloux.

Ni Pie IX ni Léon XIII n'ont donc tenu le langage que, par une extension très abusive, leur attribue le Correspondant. Celui-ci, comprenant que ses interprétations clochent, veut les appuyer d'une lettre que M'' di Rende, nonce du Pape à Paris, écrivit quand M. de Falloux mourut. Cette lettre de condoléance, adressée à un ami du mort, qui la publia, n'a

pas le caractère que le Correspondant veut lui donner. Il n'en fera pas un document pontifical poitant le jugement du Saint-Siège sur la vie publique de M. de Falloux. C'est l'œuvre personnelle d'un prélat plein de charité, d'un diplomate courtois et homme d'esprit, qui, vu la circonstance, aime mieux louer beaucoup que courir le risque d'affliger son correspondant en ne louant pas assez. Cependant, si M^ di Rende fit ce jour-là très large mesure à l'ancien ministre de Louis-Napoléon, il n'alla pas jusqu'à montrer en lui le restaurateur du trône pontifical et l'homme auquel la France devait l'enseignement chrétien. Non, il le représenta seulement comme ayant inis, avec un zèle et un succès particuliers, son pouvoir de ministre au service de ces deux grandes causes.

Si nous blâmons le Correspondant d'avoir fait parler Rome plus qu'elle ne l'a jugé bon, nous comprenons qu'il ait cherché, dans la phrase incidente de Pie IX et dans les quelques mots de Sa Sainteté Léon XIII, un appui pour M. de Falloux. Mais les convenances, l'esprit de soumission et de justice lui commandaient d'abord d'en respecter rigoureusement le sens, puis de

n'en pas faire contre nous un argument de po* lémique.

De plus, puisqu'il estime que des catholiques manquent au devoir s'ils réfutent, même pour se défendre, un homme honoré, dans une circonstance quelconque, des éloges du Saint- Père, pourquoi s'est-il associé à tant d'attaques contre Louis Veuillot ? Rome, cependant, a loué souvent et largement ce militant. Et ce n'est pas incidemment par circonstance, que des approbations louangeuses lui ont été données. C'est pendant le combat et pour le fortifier que Rome l'a béni. Les pièces existent, le CorreS" pondant et ses acolytes les connaissent, car elles ont été publiées à* leur date, selon la volonté du Chef de l'Église, et ont leur place dans l'histoire des luttes religieuses de ce temps. Cela a-t-il empêché M. de Falloux d'écrire les Mémoires d'un royaliste, ses amis de les publier, le Correspondant de les glorifier? Et toute cette école ne s'est-elle pas réjouie de voir que dans ce livre posthume Louis Veuillot était calomnié ? N'y a-t-elle pas cherché des armes ?

Si tant d'actes officiels du Saint-Siège vous

laissent contre Louis Veuillot la liberté de l'outrage, pourquoi quelques paroles louant ce que M. de Falloux a pu faire de bien m'enlèveraient-elles, quand l'honneur de mon frère et la vérité sont en cause, le droit de faire justice d'un calomniateur et de quiconque propage ses calomnies ?

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