VI INTRODUCTION
nellcs , des calcals méprisables. Cest ane infii^ mité de nature. Nul ne cache mieux sous une affectation de calme, sous un certain bonheur d'attitude, des sentiments étroits et bas. »
Dans mes récents articles je n'ai rien dit de plus quant à la polémique de M. de Fallouz ; seulement, j'ai joint aux affirmations nombre de faits authentiques et de documents autorisés. Le tout constitue un jugement motivé contre lequel aucun appel sérieux n'est possible.
Plus loin, je signalais l'esprit a venimeux et salissant » de cet adversaire, puis j'ajoutais : j / « M. de Falloux sait sur quels points et dans quel
but nous avons combattu la loi de 1850. A-t-il perdu tout souvenir de la démarche intéressée et déférente qu'il fit près de Louis Veuillot pour obtenir, à défaut de son appui, sa neutralité ? 11 sait enfin qpe de tous les journaux catholiques publiés I sous l'Empire , aucun n'a été plus indépendant
ni plus persécuté que Wnwers, Son passage aux affaires et les positions officielles occupées à diverses époques par divers de ses amis lui ont permis de fouiller dans bien des cartons, de consulter bien Aes papiers. Et comme il est l'homme des moyens inférieurs, il Ta certainement fait. Il a
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donc connu jusqu'en ces dernières années le dossier de V Univers. Nous l'autorisons à dire ce qu'il y " a vu. Et comme nous sommes larges, nous ne lui demandons pas de dire aussi ce qu'il a pu apprendre au même endroit, sur d'autres écrivains et d'autres journaux^ ses compères sinon ses amis. Voilà qui doit le mettre à l'aise. »
Ce déû ne fut pas relevé^et j'en eus plus de regret que de surprise. J'avais à produire quelques pièces qui auraient offert de l'intérêt. Ces pièces ne sont pas perdues.
Dans ce même article je citais deux lettres de Louis Veuillot très méprisantes, mais d'un mépris mêlé de bonne humeur, pour « le Falloux ». Il y était accusé de calomnie et l'on y disait près de qui il avait calomnié. Il continua de se taire, n'osant soutenir et ne voulant pas retirer les propos taxés de mensonge. Cet incident, que j'ai oublié de conter dans le chapitre du <( calomniateur », doit trouver place ici :
Un jour — en 1856 — M. de Falloux se présenta chez M**" de Ségur et lui dit : a Vous avez tort de rester l'ami de Veuillot; vous et les vôtres c'est de cœur que vous soutenez l'empereur; lui, tout en affectant de mêler des réserves à l'approbation, il