‹ Le comte de Falloux et ses mémoiresChapitre 5 sur 30 · Çà et Là, II* volume, page* 437, 488, buitiëme édition · texte numérisé non relu

Çà et Là, II* volume, page* 437, 488, buitiëme édition

INTRODUCTION xvii

Ce jugement date de 1859; M. de Falloux, lecteur assidu de Louis Veuillot, Ta donc connu. Il y a répondu en ajoutant quelques lignes de plus aux outrages posthumes qu'il avait en tiroir et dont il attendait sa vengeance.

Vous oubliez^ me dira*t-on, que le comte de Falloux voulait publier lui-même ses Mémoires et que la mort seule l'a empêché de le faire. Je n'oublie pas qu'on a dit cela, mais je refuse d'y croire, et mon refus s'appuie sur des faits qui le justifient absolument.

Les Mémoires alun royalUte s'arrêtent à 1873^ et d'après l'Avertissement de l'éditeur, M. de Falloux les avait ackeçés vers 1880. Son œuvre était donc terminée depuis cinq ou six ans lorsqu'il est mort. S'il avait voulu la publier, il l'eût fait. Cela lui eût demandé tout au plus trois ou quatre mois. Or, des années se sont écoulées sans que le manuscrit sortit du tiroir. M. de Falloux, septuagénaire et malade, savait trop bien que l'avenir n'est à personne pour jouer ainsi avec le temps.

Non, il n'a pas voulu publier lui-même ses Mémoires. Qu'il l'ait dit, nous le croyons, puisque l'éditeur l'affirme, mais c'était là, de sa part, une dernière vanterie et une dernière tromperie. Si

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