Discours d'août 1863, à Malines
n INTRODUCTION
Mais dans ces pagei venimeaaes noo« a'entendons pas seulement le viodicatit qui se venge, nous entendons aussi le sectaire libéral qui n'a pu faire accepter ses doctrines. Le comte de Chambord vonlait rentrer et ré^er en roi ; il voulait être le chef chrétien d'une nation chrétienne, qui, ayant besoin d'autorité, doit être gouvernée selon ce besoin et non d'après les théories et les pratiques du parlementarisme. M. de Falloux, dont l'esprit était foncièrement orléaniste et pour qui M. Thiers fat longtemps le type de l'homme d'Etat, ne pouvait accepter le prince qui, sans méconnaître les exigences de son temps, entendait , dans l'intérêt même de son peuple et par devoir, exercer vraiment le pouvoir royal.
Je répète en terminant que les chapitres de ce volume sont, sauf quelques corrections de forme, la reproduction de mes articles. J'y ai joint seulement hnit ou dix notes, un certain nombre de dates et un appendice. Les notes ont peu d'importance, maïs il en est autrement de l'appendice. Celui-ci contient des documents ou pièces justificatives d'un sérieux intérêt, notamment diverses lettres, la plupart inédites, de M. de Falloux, de Louis Veuitlot, du comte de Montalembert, de M"' Pie. J'aurais pu muiti-
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plier ces sortes de preuves ; j'ai préféré m'en tenir a l'essentiel.
Je devais ce travail, non seulement à une mémoire qui m'est particulièrement chère, mais encore aux fermes défenseurs de tous les droits du Saint-Siège et du pouvoir chrétien, enfin à une œuvre que le chef infaillible de l'Église a louée. Si j'y ai mis quelque. passion, je suis sûr de n'y avoir pas mis de haine et d'être resté dans la vérité comme dans le droit. J'aurais pu sur divers points charger le comte de Falloux plus que je ne l'ai fait.
Maintenant, j'espère qu'aucune autre lutte de cette sorte ne sera plus nécessaire et ne m'empêchera de donner à la Vie de Louis Veuillot tout le temps que VUnwers peut me laisser.