SUR FRÉDÉRIC SOULIÉ XIII
renseignement du théâtre et de la littérature; qui a fait beaucoup pour son pays et qui est mort à la peine dans cette sainte croisade de la littérature 1 Honneur au littérateur qui, avec un talent bien digne d'exciter l'envie, n'a su se faire que des émules qui le regrettent et des amis qui le pleurent.
» C'est un rare exemple à imiter, messieurs : du travail, un travail immense, infatigable; une âme sereine, un excellent cœur, sans haine, sans jalousie, sans autre passion que la passion des lettres, la plus noble, la plus douce, la plus grande des passions.
» Ah ! si M. le comte de Salvandy, membre de l'Académie française, ministre de l'instruction publique, avait pu prendre la parole ! comme membre de l'Académie, il nous eût dit que Frédéric Soulié avait des droits éclatants à être admis dans ce sénat littéraire; comme ministre de l'instruction publique, il eût, au nom des lettres, au nom du pays, remercié Frédéric Soulié d'avoir contribué pour une si large part à l'illustration du siècle littéraire que nous avons le bonheur de voir rayonner autour de nous.
> Adieu, mon cher camarade 1 même en prononçant cet adieu suprême, il me semble que tu demeures toujours avec nous, puisque nous conservons ton souvenir et tes beaux ouvrages t »
Les mêmes qualités signalées dans le discours de M. le baron Taylor, mais à un degré plus touchant en-