‹ Le comte de FoixChapitre 8 sur 26 · XX NOTE · texte numérisé non relu

XX NOTE

tes, ces romans auxquels la curiosité publique fut si ardemment attachée, ces drames accueillis par tant d'applaudissements populaires.

L'émotion profonde qu'a causée cette mort soudaine, à nous surtout, qui, soldat obscur dans la mêlée dont il était l'un des chefs les plus glorieiix, avons vu de près cet esprit si actif, cette haute raison, ce noble et grand cœur, ne nous permettrait pas, en fussionsnous capable, d'apprécier avec tout le calme nécessaire ce talent si varié, si souple, si énergique ; ce que nous voulions seulement, o'était rendre un public hommage, avant que la tombe soit fermée, à l'ami, au poëte, à l'un des maîtres de la littérature contemporaine. Nous avions donc écrit au bon et excellent Achille CoUin, le secrétaire de Soulié, qui, depuis quinze ans, ne l'a pas quitté, pour qu'il voulût bien nous révéler le plus possible de détails sur la fin de notre ami, de notre frère de lettres, si toutefois il peut être permis à l'un de nous de se parer de ce titre. La lettre de notre confrère nous a arraché des larmes; nous n'avons pas osé en extraire un mot, nous la donnons à nos lecteurs; elle a été écrite au courant de la plume, avec la fièvre, les yeux mouillés. Tous les gens de cœur, tous ceux qui aimaient Soulié, c'est-à-dire tous ceux qui l'ont connu, la liront en sanglotant :

« Que vous dirai-je, mon cher ami ? L'histoire de ce pauvre et excellent Frédéric Soulié; je ne la sais plus.

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