Reproduite dans Winsor, Hist. of Americay IV
la ligne de partage entre les eaux tributaires de TOcéan Glacial c celles qui vont au golfe du Mexique; et c'est une raison de plu de comprendre pourquoi La Salle, dès qu'il apprit les exploratior de du Lhut, proteste contre ce qui lui semblait un empiétement Au mois de septembre, du Lhut réunit au fond du lac Supérieui peut-être à l'endroit même où s'élève de nos jours une ville poi tant son nom, une grande assemblée de sauvages de toutes le nations voisines; il publia la paix conclue partout avec le Nadouesioux, et, pour la cimenter, fit célébrer des mariage mixtes, de peuple à peuple, « ce qu'il ne put exécuter sans beau coup de dépenses »; durant Thiver, il présida, dans les bois différentes réunions partielles, s'attachant à répandre partou le bon renom de la France, et à décider les indigènes à des cendre sur Montréal; les « Anglais et Flamands » avaient paraît-il, répandu jusque dans ces régions lointaines le bruit qu la peste avait éclaté dans les habitations françaises et s*ctendai même parmi les populations du lac Nipissing, dont on traversai le territoire pour arriver au Canada; du Lhut multiplia les dis cours et les présents pour détruire l'effet de cette manœuvre. Dan l'été de 1680, il atteignait le haut Mississipi; c'est là qu'il apprit non sans un vif étonnement, la captivité du P. Hennepin et d deux autres Français, « volés et menés en esclaves, pendant plu de trois cents lieues, par les Nadouesioux eux-mêmes ». 1 s*empressa pour rejoindre et délivrer les prisonniers; il fit hont aux sauvages des mauvais traitements infligés au Père, alors qu'il lui avaient promis de bien recevoir tous les Français; puis, ave les trois compagnons de La Salle, ainsi sauvés par son interven tion, il revint pour Thiver au Saul-Sainte-Marie. Sans doute, ei présence des dispositions trop peu sûres des indigènes, il n'avai pas voulu pousser plus loin son voyage, et pourtant, il se croyai assez rapproché « de la mer de l'ouest-nord-ouest, qui est cell* que l'on croit être la mer Vermeille »; des sauvages, venus d« cette région, avaient rapporté du sel, disant qu'ils étaient allé; jusqu'à vingt jours « d'un grand lac, dont l'eau n*est pas bonnt à boire » ; il s'agit certainement, non de la mer Vermeille, mai des steppes du grand lac Salé; malgré Terreur de du Lhut, a détail mérite d'être noté, car il montre comment Fexplorateui n'avait point perdu de vue son idée primitive, et s'inquiétait tou jours de chercher de nouvelles communications autour de h