Voir Charlevoix, I
-4. Ar. col., C. G. Can., VI, 315, et .M. S. M., Mém. 163.
Tintendant, il s'exprimait plus librement, blâmant la paix de l Famine et l'abandon des Illinois. La Barre quitta la Nouvelle France en août 1685, sur un petit bateau de pêche de Honfleu Denonville venait d'arriver avec des troupes, et Meulles lui restaii adjoint comme intendant *.
Quelques incidents des premiers mois de Tannée 1683 suffisen ^ à montrer combien la politique de La Barre avait été funeste : de -^ partis iroquois, tenant sans cesse la campagne, coupaient les com.^ munications avec le haut pays ; Nicolas Perrot, faute de pouvoi m faire descendre les pelleteries de son poste, était contraint de let -= entreposer chez les Jésuites de la baie des Puants; les Illinoi: étaient attaqués de nouveau ; les Tsonnontouans, malgré les pro- * messes faites en leur nom à la Famine, n'avaient pas encore payi» la première annuité de l'indemnité Vixéey et ne paraissaient poin ^ disposés à députer des ambassadeurs à Québec, ainsi qu'on Tavai i espéré d'abord *; enfin comme pour dissimuler au gouverneur l'ennemi véritable, l'Anjjçlais dont l'Iroquois n'était que l'avant garde, le P. de Lamberville écrivait à La Barre pour le rassurer su les intentions de Dongan, et rejeter sur des agents subalterner non approuvés de leur chef, Arnaud ou Sainte-Croix, « conav menteur de tout le pays, » Tiniliative des promesses de concoui — faites par les Anglais à leurs voisins indigènes '. La Nouvell^= France amoindrie dans son prestige, nos alliés des Lacs justemei — mécontents, les Iroquois enhardis, les Anglais d'autant pi actifs et dangereux que Lamberville pour rester maître de s missions les couvrait davantage, telle était l'œuvre du gouvem ment de La Barre.
i. Le ministre à Meiilles, 20 mars 4685. — Denonville à la cour, 20 stoùt 1685. Ar. col., M. S. M., IV, et C. G. Can , Vil, 51.
2. Nicolas Perrot, noies du cliap. XXII. — Cf. Charlevoix, 1, 493.