‹ Le comte de FrontenacChapitre 333 sur 358 · Callières au ministre, 15 oct · texte numérisé non relu

Callières au ministre, 15 oct

•2. Relat. de 1697-98. — La Potherie, IV, 110.

3. Lettre des administ., 19 ocl. 1691, 13 ocL 1698. Ar. col., C. G. Can., XV, 41 ; XVL 5, 16.

4. /d., 0. d. R., 1698-99, 139, 161. Un recueil de mémoires officiels, publié

ne voit pas qu'il ait émis un avis personnel sur la question iroquoise; il se reposait sans doute de ce soin sur les diplomates chargés de représenter le roi, n*indiquant même pas au gouverneur général si sa conduite était approuvée; bientôt après, la paix ayant été rompue entre les deux couronnes, on ne parla plus d'échange de prisonniers ; aussi bien beaucoup d'Anglais, capturés avant le traité de Hyswick, avaient alors demandé à rester dans les établissements français ; la plupart s'étaient convertis au catholicisme et sollicitaient la naturalisation. Frontenac transmit leur requête à la Cour avec avis favorable, et ceci prouve — Parkroan Ta noté * — combien les prisonniers étaient traités doucement dans les habitations françaises. Quant aux Iroquois, Callières, successeur de Frontenac et iidèle héritier de sa politique, régla directement la question entre les cantons et la Nouvelle-France, Frontenac, en effet, ne devait pas voir celte conclusion de son œuvre; dans ses lettres d'octobre 1698, l'intendant disait encore que le gouverneur était en parfaite santé; quelques jours plus tard, au milieu de novembre, il s'alitait pourtant, et ne devait plus se relever; le â2 novembre, Rageot et Genaple, notaires à Québec, vinrent recevoir son testament *. Jusque dans cet acte suprême, Frontenac montre son humeur agressive et l'énergie de sa volonté : son désir très exprès est d'être enterré dans l'église des Récollets, dont il a toujours été le syndic apostolique au Canada; peut-être, dit-il, celte décision surprendra quelques personnes, mais elle est formelle; c'est comme un dernier défi lancé par le gouverneur moribond à ses ennemis. Les Récollets reçoivent en outre un legs de quinze cents livres, à charge de célébrer pour le testateur une messe quotidienne pendant un an, puis, à perpétuité, une messe anniversaire à la date de sa mort; ce service sera commun à la mémoire du gouverneur et de M"' de Frontenac, lorsqu'elle sera morte ; le cœur du défunt sera mis dans un coffret, et placé dans une chapelle de l'église Saint-Nicolas des Champs, à Paris, où déjà reposent M'°® de Monmorl, sœur du comte, et l'abbé

en 1755 (Paris, Imprimerie Royale, 4 vol. in-i"), ne donne (II, 135) comme résultat des conférences ouvertes après Ryswick qu'un court projet de règlement, où il est question de la baie d'Hudson et de TAcadie, mais nuMement des Iroquois (20 avril 1700).

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