Lettres ce à; Voir le M à Reprodui
nontio et les uuels, tenace, du lac urs el , iront uerre; ion ; la rce, et ère de rés, du uissent rançais escorte 1 Lhut as dans ra bien
atie de
n'eût eureux D OUvVeErntre ce gagner l laisse al avec ec les rt donc s aCCU-
sussit :
d'orga- Jont du rerneur raincre rtes ; il K pliqua lämant | il fait
ressortir l'éloignement des régions où les coureurs sont occupés, et le danger politique d’une expédition qui les jetterait aux bras des Anglais.
L'intendant alors chercha, selon son ordinaire, des motifs de profit personnel à la conduite de Frontenac : du Lhut a toujours été son correspondant, dit-il, et sous prétexte de surveiller les menées anglaises, le gouverneur n’a fait, à Montréal, qu’échanger des cargaisons avec les gens de son associé !, L’intendant interprète méchamment les faits ; il lui en coûterait de rendre justice à Frontenac, mais il ne parait pas douteux qu’une entente, dès l'été de 1679, ne soit intervenue entre du Lhut et le gouverneur général. À ce moment, La Salle était fort loin, dans le pays des Miamis ou des Illinois; nul ne supposait que ses découvertes ultérieures devaient le mettre en conflit avec du Lhut : celui-ci parlait de rivalités possibles avec les Anglais de la baie d'Hudson ou les Européens « habitués du côté de la Californie » ; La Salle savait que le Mississipi, qu'il voulait descendre, se jette dans le golfe du Mexique; entre les deux expéditions, il ne paraissait pas qu’une rencontre fût à craindre, et Frontenac ne crovait point faire tort à l’une en accordant à l’autre les mêmes encouragements. Mais la campagne de 1680 et le voyage du P. Hennepin chez les Sioux vont rapprocher les deux groupes d’explorateurs.
Comme il l’annoncait à Frontenac au mois d'avril 14679, du Lhut partit du Saut au printemps, pour le pays des Nadouesioux ?. Le 2 juillet, il faisait planter les armes du roi dans le grand village des Nadouesioux appelé Izatys, et, quelque temps après, six vingts lieues plus loin, chez deux autres nations également inconnues des Français, les Songastikons et les Houetbatons. D'après la meilleure des cartes contemporaines du Canada, celle de iranquelin *, ces peuples habitaient le plateau lacustre du haut Mississipi, à l’ouest et au nord-ouest du lac Supérieur; la tontinuité des lignes d’eau, fleuves et lacs, que cette carte indique, entre le Mississipi et la baie d'Hudson est la preuve que, sur ce sol sans hauteurs, où la direction des rivières est incerlaine ct la transition à peine sensible entre le lac et l’eau courante, les contemporains n'avaient pas encore exactement établi
1. Lettres citées de Frontenac et Duchesneau. Ar. col., GC. G, Can., V. 2, Voir le Mémoire à Seignelay.
à Reproduite dans Winsor, Hist. of America, IV, 230.
la ligne de partage entre les eaux tributaires de l'Océan Glacial et celles qui vont au golfe du Mexique; et c’est une raison de plus de comprendre pourquoi La Salle, dès qu'il apprit les explorations de du Lhut, proteste contre ce qui lui semblait un empiétement, Au mois de septembre, du Lhut réunit au fond du lac Supérieur, peut-être à l'endroit même où s’élève de nos jours une ville portant son nom, une grande assemblée de sauvages de toutes les nations voisines; il publia la paix conclue partout avec les Nadouesioux, et, pour la cimenter, fit célébrer des mariages mixtes, de peuple à peuple, « ce qu'il ne put exécuter sans beaucoup de dépenses »; durant l'hiver, il présida, dans les bois, différentes réunions partielles, s’attachant à répandre partout le bon renom de la France, et à décider les indigènes à descendre sur Montréal; les « Anglais et Flamands » avaient, paraîl-il, répandu jusque dans ces régions lointaines le bruit que la peste avait éclaté dans les habitations françaises et s’étendait même parmi les populations du lac Nipissing, dont on traversait le territoire pour arriver au Canada; du Lhut multiplia les discours et les présents pour détruire l'effet de cette manœuvre. Dans ’été de 1680, il atteignait le haut Mississipi; c’est là qu'il apprit, non sans un vif étonnement, la captivité du P. Hennepin et de deux autres Français, « volés et menés en esclaves, pendant plus de trois cents lieues, par les Nadouesioux eux-mêmes ». Il s’empressa pour rejoindre et délivrer les prisonniers; il fit honte aux sauvages des mauvais traitements infligés au Père, alors qu'ils lui avaient promis de bien recevoir tous les Français; puis, avec les trois compagnons de La Salle, ainsi sauvés par son intervention, il revint pour l'hiver au Saut-Sainte-Marie. Sans doute, en présence des dispositions trop peu sûres des indigènes, il n’avail pas voulu pousser plus loin son voyage, et pourtant, il se croyait assez rapproché « de la mer de l’ouest-nord-ouest, qui est celle que l'on croit être la mer Vermeille »; des sauvages, venus de cette région, avaient rapporté du sel, disant qu'ils étaient allés jusqu’à vingt jours « d’un grand lac, dont l’eau n’est pas bonne à boire »; il s’agit certainement, non de la mer Vermeille, mais des steppes du grand lac Salé; malgré l’erreur de du Lhut, ce détail mérite d'être noté, car il montre comment l'explorateur n’avait point perdu de vue son idée primitive, et s’inquiétait toujours de chercher de nouvelles communications autour de la
traire q obtenir 1 mensong Parkman des Nad plaintes rent sont de légiti du 22 aot donné au le gouver depuis ; il se moqual d'insulter qu'il en ét général d emprisonn
que M. l'in accorde à propre dé
valeur, par
Ces affirr même de & région son rejoindre 1 les ordonni: témoigne d prescriptio!