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en effet, le grand danger, du moins pour les missions des Lacs. A Québec, les PP. Dablon et Frémin se rallient à la guerre. Seuls, les Jésuites missionnaires des Iroquois voudraient la paix et soutiennent qu'elle est possible; d’après le P. Garnier, les Tsonnontouans, que l’on représente comme les plus belliqueux des lroquois, n’ont pas envie de se battre; le P, de Lamberville, missionnaire aux Onnontaguës, expose au gouverneur général les difficultés d'une campagne en pays iroquois : « Vous n’attraperez point aisément ces bandits, tandis qu'ils attraperont bien de vos gens qui en seront surpris partout. » Le P, Garnier, dans ces affaires, ne joua pas un grand rôle; il n'en fut pas de même du P. de Lamberville, dont nous aurons l’occasion d'examiner de près la conduite,
Tandis que La Barre déclarait à la Cour que l’Iroquois était prêt àruiner le Canada, lui-même détournait la meilleure partie des forces de la colonie pour aller enlever les postes de La Salle; Meulles, du moins, agissait comme s'il redoutait vraiment la guerre; la tranquillité de La Barre, si peu d'accord avec les demandes inquiètes qu'il adressait en France, déconcertait l'intendant; Meulles alors payait de sa personne, et si les troupes de France trouvèrent, à leur arrivée, des vivres en grande quantité, si des canots furent prêts pour les transporter au lac Ontario, c'est à lui seul qu’en revient le mérite. En mai 1683, il avait visité toutes les familles des environs de Montréal pour se rendre compte de leurs ressources; redescendu à Québec, il employait aussitôt plusieurs équipes de « sauvages habitués » à construire
des canots légers; puis il remontait à Montréal, pour distribuer.
à tous les habitants des fusils et de la poudre; il se rendait ensuite, avant la fin de l'été, au fort Frontenac, dont il surveillait le ravitaillement, il montrait donc la plus intelligente activité !. Mais toujours l'Iroquois restait calme.
L'année 1683 s'acheva dans ces conditions, comme pour enorgueillir d’un succès total les amis de La Barre; tout le commerce de la Nouvelle-France était alors entre leurs mains; une extension
pages de ce VI° volume contiennent quelques lettres de missionnaires, d'autant plus intéressantes que ces documents sont plus rares dans les collections officielles.
de Voir surtout sa lettre au ministre du #4 nov. 1683. Ar. col., C. G. Can, 1,138 ss.
considérable avait été donnée à leur domaine par les découvertes de Perrot et de du Lhut; les Iroquois, moins enragés de guerre qu'on ne le disait à la Cour, n'avaient même pas attaqué nos alliés de l'ouest; des renforts, obtenus il est vrai par de menteuses doléances, étaient arrivés de France !, Il y eut donc là quelques mois d'une apparente prospérité qui affermit encore la confiance de La Barre dans le jugement des conseillers auxquels il s'abandonnait. Mais cette paix générale n'est qu’un leurre; bientôt, un épisode va démontrer, pour tous les esprits non prévenus, quels sont, dès le présent, les dangers de la politique mesquine et intéressée du gouverneur général; pour se racheter, La Barre va lancer imprudement la Nouvelle-France dans une aventure inutile, d’où le prestige du nom français sur les indigènes sortira gravement compromis.
Le gouverneur avait organisé ou approuvé, dans l'été de 1683, une compagnie de quatorze associés constituée pour le commerce des Illinois ?; ces traitants étaient partis de Michillimackinac au mois d'août; un jour de février 1684, pendant l'hivernage, comme quatre d’entre eux s'étaient écartés pour aller aux provisions, ils rencontrèrent un groupe d'Iroquois Tsonnontouans, qui les accueillirent avec beaucoup de démonstrations d'amitié, les suivirent à leur retour au camp, et traitèrent quelques marchandises. Or ces Iroquois n'étaient que les éclaireurs d’une forte bande de guerre envoyée pour reconnaitre le nombre des Français. Quand ceux-ci, l'hivernage terminé, partirent pour le fort Saint-Louis, ils furent attaqués auprès d’un rapide et complètement dépouillés : en vain montrèrent-ils aux Iroquois les congés réguliers dont ils étaient munis : « Ne savez-vous pas, leur répondit-on, que M. Lemoyne nous a dit, si nous trouvions des Français en ce pays, de les piller, et, s'ils se mettaient en défense, de les tuer * »? D’après la lettre que La Barre écrivit à la Cour sur cet incident, les sept canots pillés portaient pour seize mille livres de marchandises ‘: il était le premier responsable de ces violences : car Les Iroquois
1. La Hontan était au nombre des officiers de ces troupes (Voir sa 1"° lettre.
2, Voir Mém. des intéressés, Ar. col., M. S. M., Mém. 158 ss. (Margry, Il, 338). — Cf. chap. précédent.
3. C’est le 8 mars et non le 8 mai, comme l'écrit Margry (II, 341), que les Français furent pillés. Il est, en effet, question de cette violence dans une lettre du P. Nouvel du 24 avril 1684 (Ar. col., C. G, Can., VI, 523).
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Ils ne bornèrent pas là leurs exploits; comme ils l’annonçaient insolemment à leurs premières victimes renvoyées après dix jours de captivité, ils allèrent attaquer le fort Saint-Louis des Illinois, heureusement bien défendu : Tonty ne s'était pas encore retiré; malgré la discorde qui régnait entre lui et le chevalier de Baugy, qu'il avait le droit de considérer comme un usurpateur, il prit sa part de la résistance; après six jours de siège, les deux cents assaillants furent repoussés avec perte et de petits partis illinois harcelèrent leur retraite, qui fut ainsi très pénible ?, Les Iroquois n’avaient donc pu ravager le pays des Illinois; mais des traitants, pour lesquels La Barre avait dépossédé La Salle, avaient perdu toutes les marchandises d’une campagne; les bénéfices sur lesquels comptaient les rivaux d’abord heureux de La Salle étaient dissipés sous leurs yeux. Une nouvelle politique alors leur parait nécessaire : il faut châtier l’Iroquois, que l’on avait ménagé jusqu'alors, en lui réservant des victimes qu'il n'avait pas su, peut-être pas voulu choisir; La Barre, « pour sauver le commerce de castors de cinq ou six marchands », va préparer une expédition militaire.
C'était la première fois, depuis l’époque de Courcelles et Tracy, que les Français allaient se mesurer face à face avec les Iroquois; avant de décider une guerre qui rompait si manifestement avec toutes les traditions de la colonie, La Barre aurait dû s’entourer de conseils impartiaux : il n'eut garde de convoquer, comme en 1682, un comité de notabies; il n'était plus utile, au printemps de 1684, d'expédier en France des procès-verbaux inquiets pour demander des renforts; l'effet avait été produit, la Cour avait envoyé cent cinquante hommes : il restait à s'en servir, en y joignant les forces dont disposait alors la colonie, au mieux des intérêts du groupe pour lequel gouvernait La Barre; les plans de la campagne furent arrêtés d’un commun accord entre La Barre et La Chesnaye, et quand le gouverneur partit pour Montréal, ce fut « en tête-à-tête avec ce marchand, à la surprise de l’évêque,
1. La Potherie, II, 163. 2. Relalion de Tonty. Margry, I, 614. — Lettre de La Barre du 9 juillet 1684. Ar. col., C. G. Can., VI, 284.
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des Jésuites et de tout ce qu'il y avait d’honnête dans le pays ! ».
Dans un mémoire qu’il écrivit à la Cour à la fin de l'expédition, La Barre expose quels étaient ses projets én mai 1684 : pour assurer le succès, dit-il, il fallait diviser les Iroquois en se servant des missionnaires Jésuites, faire venir du haut pays des contingents auxiliaires de Français et de sauvages, enfin prévenir Dongan, gouverneur de New-York, pour nous assurer son concours, ou du moins sa neutralité ?. La Barre étale ici, naïvement, toute son inintelligence. Diviser les Iroquois était, il est vrai, possible, puisque toutes leurs tribus n'étaient pas également belliqueuses et que les seuls Tsonnontouans, ayant attaqué nos traitants aux Illinois, devaient être châtiés; mais était-il nécessaire, pour une expédition aussi limitée, de mobiliser toutes les ressources du haut pays? N’était-il pas surtout ridicule de faire part complaisamment à Dongan de tous nos plans, comme si l'on pouvait garder, sur les intentions malveillantes de ce personnage, la moindre illusion? Telle fut pourtant la conduite de La Barre.
Les Iroquois de l’est, Agniers et Oneiouts, furent pressentis, et déclarèrent ne point prendre part au conflit. Au printemps, le gouverneur envoya ses instructions aux postes des Lacs, tandis qu'il entretenait avec son collègue de New-York un échange actif de correspondances, et préparait dans la Nouvelle-France même l'expédition qu'il voulait commencer le plus tôt possible. Le 2 mai 1684, un exprès était dépêché à Michillimackinac, avec ordre à du Lhut et à La Durantaye de « présenter le casse-tête » aux nations de leur voisinage, pour les engager à marcher contre l'Iroquois; du Lhut, qui était alors en chasse au nord du lac Supérieur, ne reçut les instructions de La Barre que vers la fin de juin; maisil fit telle diligence que, dès les premiers jours de juillet, il avait rallié Michillimackinac, où il s’occupa de former une troupe de Français et d'indigènes; La Barre avait eu soin de ravitailler ce poste en armes et en provisions; La Durantaye, qui s'y trouvait, avait déjà réuni quelques auxiliaires. Plus au sud, vers la baie des Puants, Nicolas Perrot avait recu mission d’entrainer aussi les sauvages contre les lroquois; laissant là son commerce de
1. Meulles à la Cour, 8 juillet 1684. Ar, col., C. G. Can., VI, 382. 2, 4e" oct. 1684. Ar. col., M. S M. Mém. 17288,
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Il eût été prudent, puisqu'on voulait combattre, de ne pas faire connaitre aux ennemis tout ce que l’on comptait exécuter contre eux; La Barre ne prit point cette précaution, car soucieux, disait-il, d'entretenir avec Dongan, gouverneur de New-York, les mêmes relations de bon voisinage qui existaient alors entre Louis XIV et Charles IT, il tenait ce personnage au courant de tous ses projets. Était-ce simplement ignorance? On peut douter que La Barre mérite même cette médiocre excuse. En effet, dans sa lettre de novembre 1682, alors qu'il n’a pas eu le temps encore de s'abandonner aux conseils de La Chesnaye et de ses amis, il signale Le danger des prétentions des Anglais sur les Iroquois, qu'ils excitent contre nos alliés; par eux, comme par leurs compatriotes établis à la baie d'Hudson, le commerce de la Nouvelle- France est fort réduit; nos vagabonds trouvent à New-York un refuge assuré, quelques-uns se font les guides des Anglais vers le pays des Outaouais ?; vainement, le gouverneur français demande
1. Correspondances diverses, Ar. col. CG. G. Can., VI, 250 ss., 301. — Nicolas Perrot, chap. XXII et notes. — La Potherie, 11, 157 ss. — Résumé dans Charlevoix, 1, 485 ss.
?, Lettres de 1682 et 1683. Ar. col., C. G. Can., VI, 97, 138. — Doc. du Public Record Office de Londres, cité par Brymner, Archives canadiennes, 1883, p. 22.
à Dongan de lui livrer « ses déserteurs criminels ». Dongan répond qu’il lui faut une autorisation spéciale du duc d’York dont il tient sa commission, ce qui est, à ne point s'y méprendre, une fin de non-recevoir. La Barre aurait dû, par un procédé semblable, détenir l'équipage du bateau anglais ramené par des Groseillers de la baie d'Hudson; nous avons vu qu’il le-renvoya, sans avoir consulté l’intendant, et qu’il en fut justement blämé par la Cour. Certes, Dongan n’avait pas tort de profiter des fautes de La Barre: son droit strict était de ne point livrer les déserteurs francais et de s’efforcer d'attirer à lui par les Iroquois le commerce des nations des Lacs. Mais La Barre n’eût pas dû hésiter à le combattre au lieu d’en faire son confident.
Or le 45 juin 1684, au cours d’une inspection à Montréal, il écrit à Dongan, par l'intermédiaire d'un sieur Bourbon; il le prie de ne point secourir les Iroquois, parce qu’il va leur faire la guerre, et, plus spécialement encore, d'interdire le trafic des armes et des munitions dont Albany était le centre; c’est là que les Iroquois, favorisés par des conditions que les marchands français ne leur avaient jamais faites, trouvaient en abondance tout ce qui leur était utile pour lutter contre nous-mêmes ou nos alliés. La Barre avait eu soin de cacher à l’intendant la mission de Bourbon, et, lorsque Meulles en fut informé, trop tard, il s’en montre fortirrité : « Est-il à propos, écrit-il au roi, de donner un pareil avis à des voisins qui ont intérêt à la destruction des Français, et qui font passer sous main des avis et des secours à nos ennemis ! ? » La réponse de Dongan à La Barre, datée du 25 juin, aurait dû convaincre le gouverneur de Québec que des négociations plus longues étaient inutiles : Dongan protestait bien de ses bonnes intentions, mais il constatait, très formellement, que les Iroquois « sont sous le gouvernement de New-York, ainsi qu'il appert des lettres patentes de Sa Majesté le roi d'Angleterre et de leur propre soumission ». Les lettres patentes du roi d'Angleterre n'engageaient pas les Iroquois; quant à leur soumission, rien n’était moins prouvé; toujours ils avaient entendu conserver leur indépendance à l’égard de tous leurs voisins, soit indigènes, soit Européens. Aux droits prétendus de l'Angleterre, la France pouvait
4. La Barre à Dongan. — Meulles à La Cour. — Dongan à la Barre. Ar. col., C. G. Can., VI, 265, et M. S. M., Mém. 180.
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opposer nombre d'arguments, dont la longue énumération remplit divers mémoires de l’époque ‘. A dire vrai, ces pièces démontrent simplement que les rapports des Iroquois avec les Français sont les plus anciens; mais, en ces matières, ce sont les faits seuls qui fondent le droit ; à l'époque de Frontenac, les Iroquois étaient bien disposés plutôt pour la Nouvelle-France que pour New-York; au temps de La Barre, les rôles sont renversés. Entre Londres et Paris, les documents des deux partis pouvaient fournir le texte d’intéressantes causeries diplomatiques; mais c'était aux gouverneurs des deux colonies à créer eux-mêmes leurs titres, sur un pays qui était fatalement, entre eux, un gage de discorde. La Barre ne le comprenait pas, quand il écrivait à Dongan, dans les termes que l’on a vus; Dongan, par bonheur, ne le comprenait guère davantage, quand il parlait aux Iroquois sur un ton trop fier de maitre souverain; mais, dans sa correspondance avec La Barre, l'avantage est certainement de son côté : vers la fin de juillet, le gouverneur général du Canada reçut de New-York deux lettres: il y répondit par une autre, qu'il jugea sans doute fort habile : « J'ai été fort surpris de vos deux lettres du cinq juillet, l'une en français, écrite de vous, que je connäis en venir comme d'ami à un ami, et celle écrite en anglais que j’ai connu venir de votre Conseil, et non comme de gens à entretenir l’union de nos deux rois, » Et La Barre fait part au ministre de sa désillusion : «M. Dongan, dit-il enfin, me parait fort éloigné de la bonne intelligence dont Sa Majesté m'avait assuré; il est fort porté à se mêler à notre ennemi dans cette affaire. » Il ne proposa plus dès lors à Dongan, comme il le faisait encore quelques mois plus tôt, d'envoyer une expédition à frais communs contre les Iroquois, quelques Anglais ayant été, eux aussi, victimes de ces brigands ?.
L'été s'avancait, et l’on ne pouvait plus différer le départ, sous peine d'être arrêté par le froid avant d'avoir achevé la guerre; La Barre était inquiet; il écrivait au ministre qu'une paix récente entre les Iroquois et les nations de la Virginie allait rendre la lutte plus pénible et, par un vaisseau exprès, demandait du secours; d'autre part, il ne recevait pas de nouvelles du haut pays; seul, Baugy l'avait informé que les Iroquois avaient battu en retraite,
1, Voir Ar. col., C. G. Can., VI, 503, et IX, 255. 2. Id, id, 265, 268, et M. S. M., Mém, 173.
après leur échec au fort Saint-Louis, mais ne parlait point de La Durantaye, qui avait ordre pourtant de lui amener des renforts au printemps; le gouverneur craignait un retard de du Lhut, dont le poste était le plus éloigné; pour toutes ces raisons, disait-il, il ne voulait point presser sa marche. L'armée, partie de Québec le 9 juillet, sur une flottille de bateaux plats, s’avança très lentement!, Elle ne quitta Montréal que le 27 juillet. La Barre avait divisé ses forces en trois corps : Dugué commandait l'avant-garde, composée surtout d'habitants de Montréal; le gouverneur marchait au centre, et d'Orvilliers, capitaine de ses gardes, était à la tête de l’arrière-garde; les chiffres donnés par les divers documents varient peu; Français et sauvages étaient 1000 à 1200, 6 à 700 habitants, 150 hommes de troupes régulières, et 3 à 400 sauvages habitués ?. On comptait sur un renfort d'un millier d’auxiliaires, arrivant du nord et de l’ouest par Niagara. D'après l'intendant Meulles, qui souhaitait une guerre décisive, le départ de l’armée, sa marche — ou plutôt sa navigation — vers le fort Frontenac, manquèrent de vigueur et d’entrain; La Barre, vieux et malade, devait être porté sur les épaules, pendant les étapes à terre; autour de lui, peu d'animation, peu de confiance, rien qui rappelät l'ardeur des compagnons de Frontenac, lors de leur entrée majestueuse dans les eaux du lac Ontario en 1673. La chaleur était intense; soit pour laisser reposer les hommes, soit pour attendre des nouvelles de l’ouest, les troupes demeurèrent deux semaines au fort Frontenac; La Barre y passait encore, le 17 août, une revue des sauvages qui avaient suivi l’armée française; on commençait à se demander si la campagne serait poursuivie. Après bien du temps perdu, La Barre, enfin, traversa le lac pour établir son camp à l’anse de la Famine, d'où l’on est en deux étapes au cœur du pays iroquois. Va:t-il enfin terminer l'ex pédition par un coup de force? Il en a les moyens, quoique les auxiliaires attendus de l’ouest ne soient pas arrivés, ni mème signalés. Mais il n’a pas l'intention de se battre, et, tandis que les troupes se débandent, que les vivres s’épuisent, que les maladies font des ravages, La Barre envoie Lemoyne aux Onnontagués,
1. Lettres de La Barre. Ar. col., C. G, Can., VI, 272, 275, 982, 2, Lettres de La Barre, — Revues au fort Frontenac... /d., id., 267. 297, et M. S. M., Mém, 1174.
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