Jug. du C. S., III, 249 (avril
2, Mém. daté de Québec, 30 oct. 1688. Ar. col., CG. G. Can., X, 86. — Cf. La Hontan, I, 433.
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envoyer aux Nadouesioux une ambassade de quarante coureurs sous la direction de du Lhut et celui-ci fut assez heureux pour empêcher une guerre entre les Outagamis et Sauteurs et les Nadouesioux. Perrot, de retour dans ses établissements de la baie des Puants, trouva l’un de ses forts récemment pillé, mais les chefs des environs vinrent lui présenter des excuses et désavouer celui d’entre eux qui avait commis cette violence. La paix fut renouvelée par l'intermédiaire des Français entre toutes les nations indigènes du haut Mississipi, mais, pendant l’été de 1688, Nicolas Perrot fut appelé à Montréal par le gouverneur, et les négociations restèrent trop sommaires. La Durantaye, à Michillimackinac, était fort en peine de rompre les intrigues des Hurons et des Outaouais, qui n'avaient pas pris parti franchement dans la campagne précédente, et se rapprochaient, selon l'inspiration du moment, soit des Français, soit des Tsonnontouans; les derniers toutefois paraissaient plus fidèles et l’on pouvait, par une diplomatie vigilante, paralyser les uns par les autres ; un nouveau fort, affecté spécialement aux Outaouais, venait d'être construit.
La Hontan, avec quelques hommes, avait été désigné pour tenir garnison à Détroit pendant l'hiver; de là, ses soldats « allaient traiter du tabac contre du blé d'Inde »; au printemps de 1688, il quitta ce poste pour Michillimackinac; partout sur sa route, il note que la campagne contre les Tsonnontouans n’a pas mis fin aux hostilités, ni satisfait nos alliés. Tonty, revenu de Niagara, trouva la situation compromise au fort Saint-Louis des Illinois ; plusieurs des hommes qu'il y avait laissés étaient partis en emportant des marchandises ; il n’avait toujours point de nouvelles de La Salle et s’apprétait à descendre encore, pour en chercher, jusqu’au golfe du Mexique. Mais Denonville, peu rassuré sur la tranquillité des indigènes des Lacs, n’était pas disposé à se priver ainsi d’un homme dont la bravoure et l'autorité sur les Illinois faisaient un auxiliaire trop précieux. Au nord, La Tourette, frère de du Lhut, continuait ses efforts pour détourner les sauvages des établissements anglais de la baie d'Hudson, tandis que d’Iberville passait en revue les nouveaux postes français de la baie, afin d'aller rendre compte au ministre. En Acadie, malgré Menneval, les Anglais de Boston encouragés par nombre d'habitants ne cessaient pas de faire la pêche et le commerce.
En somme, l'effort considérable que le gouverneur avait imposé
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