‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 323 sur 395 · Id,, XI, 275; XII, 290. — Cf. Mém. et Doc., Il · texte numérisé non relu

Id,, XI, 275; XII, 290. — Cf. Mém. et Doc., Il

14 allés jusqu’à Trois-Rivières à la rencontre de Frontenac; ils remon- se 4 tèrent, lui faisant escorte; le gouverneur les réunit à sa table, fai à À donna des fêtes en leur honneur, et reçut alors, de la recon- nis À { naissance générale, les surnons de Père du Peuple et Conservateur Fr 1! de la Patrie ‘. Telle était en effet, depuis quelque temps, l'au- « le 1 ; dace des Iroquois, que l’on craignait à Montréal, d’être privé sans « d| 3 retour du commerce des Lacs, indispensable à l'existence des et d | 1 habitants; le zèle de Frontenac à rassurer nos alliés indigènes fois LÉ avait une fois de plus écarté ce danger. pou 11 Les dispositions belliqueuses de ces tribus laissaient prévoir pro! { aux Iroquois, pour l'hiver de 1693-1694, une guerre sans merci; de tem là les négociations qu’ils engagèrent à l’automne avec le gou- men

verneur général. Un chef Oneiout, Tareha, descendit à Québec, tant

amenant un prisonnier français pour l’échanger contre un de ses dan:

neveux retenu au Saut Saint-Louis et sous ce prétexte parler de sif €

paix au gouverneur. Tareha s'était muni de lettres bienveillantes Ont:

du P. Millet, missionnaire Jésuite, dont une détention cruelle de vaiss

cinq ans n'avait pas affaibli les illusions sur ses bourreaux. Fron- pour

tenac reçut froidement l'ambassadeur Iroquois; il répondit à ses proje

nombreux colliers par un seul, disant que les récits du chevalier gran

d'O, qu'on avait enfin vu reparaïitre dans la Nouvelle-France, avec

évadé de Boston, décourageaient la bonne volonté d'Onontio ; que, sonn

d’ailleurs, il n'écouterait de propositions que formulées par les les le

Cinq-Nations réunies. Personnellement, Tareha fut bien traité; la pa

son neveu lui fut rendu, et le gouverneur lui fit des présents, Cet

«ainsi qu’à la vieille Suzanne qui était partie avec lui d’un propos réal *

délibéré pour voir le comte de Frontenac, dont elle avait tant des I

entendu parler? » Mais, pour montrer que ces égards n’engageaient porta

point sa politique, le gouverneur faisait construire sur toutes traite

les côtes des bateaux plats pour le transport des troupes. repos

Une ambassade des Cinq-Nations, conduite par Teganissorens voula

et Torskim, neveu de la Grande-Gueule, fut alors envoyée à Mont- même

réal; mais auparavant les [roquois s'étaient réunis à Orange et ciateu

concertés avec le gouverneur de New-York. La réponse de Frontenac fut très nette; il souhaitait la paix, aussi bien que les Cingq-

. . . Li ’

Nations, et la leur accorderait volontiers, si toutefois elles con- pt 2. U

1. Relat. de 1692-93. — Lettre de Champigny, 17 août 1693. Ar. col., C. G. 40 ss.) Can., XII, 201, 254. rare

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