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690, il recomsal six congés leur hôpital et , cette époque, louer ; d’après s revendaient it de la sorte, »* Montréal. En in, avait beaucongé comme laissée au gousans se borner ister les particours; pendant à mesure que digène, la Cour 1e par malheur ujours.
rès instructive; nus de France, Québec et pour bait-il pas dans cette pratique des congés, il s nécessaires ‘?
fice de ces pereu riches, mais sur les fonds qui dépassent blâmer quand, s d'utilité com-
très vives ; Frontenac venait de relever le fort du lec Ontario; la foire des pelleteries de 1695 avaient été des plus animées, et l'on y avait vu des Sioux, sauvages inconnus jusqu'alors sur les bords du Saint-Laurent. Autant Frontenac est fier de ces succès, autant ses adversaires s’en inquiètent, sentant que le gouverneur, plus puissant, leur imposera plus lourdement que jamais sa collaboration prépondérante; l’évêque Saint-Vallier était alors en France, et, sous l'impression des débats récents qui avaient troublé le Canada, ne pouvait manquer de combattre à la Cour les idées du gouverneur contre lequel il s'était avancé. Champigny, de l’air d'un homme qui constate sans juger et veut surtout sauver sa situation personnelle, explique avec complaisance comment on dépasse le nombre réglementaire des vingt-cinq congés : on en distribue à profusion pour les Illinois, sous prétexte que ce pays n’est pas compris dans le Canada proprement dit; mais, avec un congé pour les Illinois, les traitants vont partout dans l’ouest, et les ordonnances royales sont ainsi éludées : Tonty, de cette manière, a poussé jusqu'aux Assinibouels, à plus de cinq cents lieues de Michillimackinac. D'autres fois, on charge des officiers de porter aux sauvages les présents du roi, c'est-à-dire qu'on les autorise à traiter, sans même leur délivrer de congé. « Tout cela ne sert qu'à augmenter la quantité des castors et faire une grande diversion des Français !. »
Augmenter la quantité des castors, tel était en effet le reproche principal que l’on adressait alors de Paris à la politique indigène de Frontenac; depuis quelques années surtout, les fermiers envoyaient à la Cour mémoire sur mémoire, et de fait leur situation empirait chaque jour : comme leur compagnie devait acheter tout le castor du Canada, les coureurs de bois, sûrs d’être payés d'après une échelle de prix fixés d’avance, multipliaient leurs expéditions, s’enfonçant toujours plus à l’ouest. Mais il arriva bientôt que la ferme n’eut plus le placement de tout le castor venu d'Amérique ; en 4695, il lui en restait en magasin pour deux millions de livres; aussi parlait-elle d'abandonner complètement le commerce des castors; en attendant ses agents cherchaient des chicanes aux marchands canadiens pour ne pas accepter indifféremment toutes les pelleteries présentées à leurs bureaux pen-
1695, pas plus n de doléances
XI, 258, 26% 1. Champigny à la Cour, 6 nov. 1695. Ar. col., C. G. Can., XIII, 354-356.
dant la saison des achats, c’est-à-dire du 4°" juillet au 15 octobre; ils refusaient, de parti pris, toutes les qualités médiocres, tout le castor sec, tué en été.
Vraiment, on ne saurait blâmer les fermiers de défendre ainsi leurs intérêts; ils étaient dans leur rôle, et l’on s'explique leur mauvaise humeur contre La Salle et les autres fondateurs de postes dans les pays de l’ouest : en ces régions d’un climat relativement tempéré, le castor est moins beau que dans des contrées plus septentrionales, autour de la baie d'Hudson, par exemple. Michillimackinac, dont la valeur politique est si grande parmi les nations des Lacs, n’est plus, dans les mémoires des fermiers, qu'un « entrepôt pour aller aux tribus les plus éloignées, courir la chasse et la débauche »; les stations reculées de ce genre sont inutiles, dangereuses même; des aventuriers en partent pour disputer aux Iroquois le commerce des Lacs, et de là des guerres qui coûtent fort cher au roi; conséquemment, il faut diminuer le nombre de: congés, réduire ou même supprimer tous les postes des Illinois, des Miamis, Michillimackinac enfin; il n’y a point de profit à tirer de ces pays et La Salle n’est qu’un imposteur, qui a pillé ses actionnaires de France en leur promettant de gros dividendes qu’ils attendent encore; Tonty et La Forest, qui lui ont succédé comme concessionnaires des Illinois, font ie même tort aux fermiers; il faut les rappeler sur le Saint-Laurent !.
Ces réclamations dont le ministre était assailli n’étaient pas sans fondement ; peut-être, comme le disaient les administrateurs en 1696, la ferme eût-elle écoulé son stock, si elle n’eût voulu maintenir trop haut ses exigences ?; mais, en somme, il appartenait aussi peu à Frontenac de veiller aux intérêts des fermiers, qu’à ceux-ci d'imposer au gouverneur une politique indigène, et le malheur de la colonie était précisément que son développement fût lié à la prospérité d’une compagnie de marchands, trop exclusivement soucieux de faire fortune pour s'associer aux préoccupations plus élevées d’un gouverneur général de la Nouvelle- France. Les fermiers comprenaient-ils qu'une question d’avenir était posée, quand Frontenac disputait aux Ang'ais le commerce des Iroquois et des nations d’en haut? quand La Salle joignait
1. Nombreux mémoires, 1694 et 1695. Ar. col., G. G. Con., XIII, 200, 404, 404, 421, 433.
2, Lettre du 26 oct. 1696. Id., XIV, 123.
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