‹ Le comte de Frontenac [microforme]Chapitre 66 sur 395 · Helat, 1670, chap. IV · texte numérisé non relu

Helat, 1670, chap. IV

Voir Charlevoix, 1, 596.

lielal, 1670, p. 39, Douniol, FF, 221.

. Id., 3, 181 88, — La Potherie, 1, 346.

mencça ses tournées pastorales, l’une de ses visites les plus empres. sées fur pour la Madeleine de Montréal. Il y arriva le lundi de la Pentecôte, 25 mai, fut conduit processionnellement jusqu’à la chapelle, où il écouta les harangues de plusieurs chefs Iroquois et du dogique Paul, et présida une bénédiction solennelle ; ensuite, il conféra les sacrements : baptème, mariage, confirmation, à des indigènes et même à des Français, « quoiqu'il dît être venu pour les seuls sauvages ». N'y a-t-il pas, dans cette phrase, un aveu qui explique et justifie bien des actes de Frontenac à l'égard des missions lointaines?

L'Église des Hurons de Québec était encore mieux disciplinée que la Madeleine de Montréal; on n’y tolérait aucune contravention au règlement sur les boissons spiritueuses : un indigène de la mission s'étant un jour enivré en compagnie de sa femme, on détruisit sa cabane, et des enfants mirent le feu aux décombres, pour ôter aux délinquants tout moyen de rentrer dans le bourg ?. Cette station de Québec avait 300 habitants, et la sévérité des Pères en avait fait une mission modèle, d’où les convertis partaient souvent pour chercher des recrues dans leur pays. A la différence des autres chrétientés indigènes, c'était une Église toute formée, où l’on ne comptait plus les baptèmes que par les enfants qui venaient au monde *. Courcelles et Talon s'intéressaient à la prospérité de cet établissement; à leur demande, le P. Bruyas fit venir auprès de ses Hurons quelques Troquois, auxquels les administrateurs promirent qu'ils ne manqueraient de rien. La mission grandit encore au début du gouvernement de Frontenac : le 16 juillet 1674, le P. Dablon, recteur du collège de Québec et supérieur de la Compagnie de Jésus en la Nouvelle- France, bénissait les fondations d’une église de briques, qui fut achevée l’année même, et placée sous le vocable de Notre-Dame de Lorette *. Ainsi de toutes les missions de sauvages fondées par les Jésuites, la plus florissante était aussi la plus voisine des établissements français du pays.

1. Cette date prouve que la Relation où sont pris ces détails, attribuée par le recueil de Douniol (If, 57 ss.) à 1675, est en réalité de 1676, Avec un peu plus de soin, l'éditeur se fût aperçu qu'aux detes qu'i! donne pour la visite de l’évêque à Montréal, M* Laval n'avait pas encore quitté la France.

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