‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 113 sur 277 · ATTAQUE DES AVANT-POSTES · texte numérisé non relu

ATTAQUE DES AVANT-POSTES

cherche donc qu'à profiter de vos lumières et à combiner avec vous les moyens les plus propres pour attaquer avec avantage (1). » Dans l'après-midi, cinquante compagnies de grenadiers et trois régiments de dragons, sous les ordres du marquis de Contades, partirent pour concourir avec le corps de M. d'x\rmentières à l'attaque des villages par lesijuels l'ennemi avait débouché la veille ; l'armée tout entière avait ordre de se mettre en marche à une heure du matin, et de laisser ses gros bagages au camp de Halle. La bataille était annoncée pour le 25 (2).

Le 24, de grand matin, MM. de Contades et d'Armentières attaquèrent les avant-postes de l'ennemi qui ne firent pas grande résistance, cédèrent deux des villages où ils s'étaient tenus d'abord, et se replièrent dans les bois en arrière ; mais un fort détachement continua d'occuper Lattforde, le village le plus rapproché du Weser, à l'entrée d'une gorge importante dont l'issue donnait accès dans la plaine de Hamelen, près du village d'Ohsen-Hagen, c'est-à-dire sur le camp même du duc de Gumberland. Tandis que l'artillerie de M. d'Armentières canonnait Lattforde, une colonne des volontaires de Flandre et de Hainaut soutenus par quatorze compagnies de grenadiers, aux ordres du marquis de Vogiié, ayant réussi à percer les bois par la droite, avait découvert tout à coup l'armée hanovrienne rangée au pied et si près de l'autre versant du contrefort que les colonnes françaises en débouchant n'auraient eu ni le temps ni la place de se déployer. M. de

(1) Éclaircissements présentés au roi par le niaréclial d'Eslrées, Paris, 1758.

(2) Gisors à Belle-Isie, 23 juillet [3136, n» 58].

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