‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 120 sur 277 · ATTAQUE DE HASTENBECK · texte numérisé non relu

ATTAQUE DE HASTENBECK

régiment sept officiers et cent cinquante soldats tués ou blessés. Ce fut dans la redoute enlevée par cette action de vii^ueur que le maréchal d'Estrées vint s'établir pour diriger la bataille.

Le moment était venu de faire agir les corps du centre et de la gauche. Entre le village de Hasten])eck et la grande redoute, le front d'attaque n'avait pas 300 toises. Deux colonnes formées par le marquis de Contades, l'une de dix bataillons ayant en tête le régiment du Roi, sous les ordres de M. de Guerchy, l'autre de six bataillons des grenadiers de France et des grenadiers royaux, une troisième enfin, formée par le duc de Broglie des huit bataillons de sa réserve, se présentèrent en même temps dans cet étroit espace. Vainement l'artillerie hessoise tenta de les arrêter par des coups de mitraille; les têtes de colonnes dépassant Hastenbeck, d'où l'ennemi se retirait précipitamment, eurent bientôt traversé le chemin creux au delà du village ; la cavalerie suivait, impatiente de charger les escadrons qu'elle avait vus depuis le matin en bataille sur le plateau, derrière les deux redoutes. Mais déjà l'infanterie déployée ne trouvait plus personne à combattre ; hors de portée, à travers les bouquets de bois, on apercevait quelques troupes de cavalerie qui paraissaient faire l'arrière-garde d'une retraite (1). Pour les officiers qui avaient l'intelligence de la guerre, il était impossible que la seule vue des colonnes françaises du centre et de la gauche marchant à lui, eût suffi pour troubler le duc de Cumberland au point de lui faire abandon- Ci) Duc de Broglie au marquis de Paulmy, 28 juillet [3436, n» 157]. — Relation du maréchal d'Estrées; copie manuscrite plus complète que rimprimé. Pap, Clermont, 17o7. t. I, n" 127.

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