‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 134 sur 277 · LE DUC DE RICHELIEU ET M. DE GISOUS · texte numérisé non relu

LE DUC DE RICHELIEU ET M. DE GISOUS

pleins de zèle et pieté, concourir d'un conimiin accord aux vues de nos cliefs (1). »

Le 2 septembre, 1\I. de Gisors envoyait à son père le curieux détail d'une visite qu'il venaitde faire au maréchal de Richelieu. Après beaucoup de politesses, d'avances et de compliments du maréchal pour le régiment de Champagne et son colonel, « la conversation générale, ajoutait celui-ci, a roulé sur la maraude. Je ne peux assez faire l'éloge des bons propos qu'il a tenus ta ce sujet, propres h exciter l'émulation des chefs de corps; puis, m'adressant la parole, il m'a dit : « C'est h vous ([ue je « m'en prendrai si les choses ne vont pas bien, parce « que c'est vous et non pas moi qui devez mener le ré- « giment de Champagne, et qu'il fera sûrement tout « ce que vous voudrez. De mon côté, je serai occupé de « vous procurer de l'argent pendant le quartier d'hiver, « parce que je connois les besoins de l'infanterie et tout « ce qu'elle mérite. « — « Vous parlez d'or, monsieur « le maréchal, ai-je répondu ; les sentiments que vous <( nous inspirez ici ont encore plus de pouvoir sur nous « que vos ordres, quelque respect que nous ayons pour « eux, et si, comme vous voulez bien le prometire, vous « vous occupez de nos intérêts pendant l'hiver, vous « ne devez pas douter que la campagne prochaine nous « ne redoublions d'efforts pour contribuer h votre « gloire, » Je vous rapporte cette conversation , mon cher père, pour que vous sachiez exactement la position où je suis. Vous m'approuverez, je crois, d'avoir attendu pour diner chez M. le maréchal, qu'il me l'eût dit, et de me tenir toujours fort en arrière quand je vais lui

(1) 2 et s septembre [3439).

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