CONVENTION DE CLOSTER-ZEVE.N
bientôt plus de terrain où se battre(l). LeducdeRichelieu prit conseil de Maillebois ; leur avis commun fut d'écouter le comte de Lynar. On négocia donc; une suspension d'armes fut d'abord conclue, puis, le 8 septembre, la fameuse convention qui porte le nom de Closter-Zeven. Les principales clauses étaient celles-ci : les troupes françaises devaient garder tout le terrain conquis par elles, les troupes alliées se retirer à Stade pour être dirigées, celles de Hesse, de Brunswick et de Saxe-Gotha sur leurs pays respectifs avec des passe-ports du maréchal de Richelieu, la moitié de celles de Hanovre sur la rive droite de l'Elbe, dans le duché de Lauenbourg, l'autre moitié demeurant à Stade et autour de Stade, dans des limites tracées et acceptées d'un commun accord. Toutes ces conditions étaient placées sous la garantie du roi de Danemark (2).
Le 10 septembre, le duc de Duras partait pour Versailles, muni d'un exemplaire de la convention, et l'armée, qui s'était avancée à Rotenburg, retournaitau camp de Walle. Le même jour, le marquis Dumesnil, à peine débarqué de Munich, écrivait triomphalement à Duverney : « Quelque chose que j'aie pu faire, mon cher ami, je n'ai pu joindre M. le maréchal qu'hier à neuf heures du matin, et je suis arrivé pour être témoin de sa gloire et de celle des armes du roi... Voilà, mon cher ami, la récompense du parti audacieux que M. le maréchal a pris de se porter de sa personne vis-à-vis de M. de Cumberland, qui, se voyant investi de tous côtés et sachant le vainqueur de Minorque à la tète de ses grena-
(1) Gisors à Belle-lsle, 6 et 8 septembre [3439] .
(2) Richelieu à Paulmy, 10 septembre. Lettre et annexes, n»' 1-44 à 146 [3439].