ASSURANCE DE UL'VEIOEY
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niée, prussienne (1). « I. a composition des troupes des Cercles, écrivait, le 7 août, Diiverney h Dumesnil, et tout ce que vous avez vu d'ailleurs a dû vous faire faire l)ien des réflexions sur les avantages que pourroit avoir en Allemai;iie un prince conijuérant à la tète de cent cinquante mille lioninies de bonnes troupes (2). »
Cependant c'était ce même Duverney qui, lorsqu'à la cour, à Paris, en Hanovre, on s'inquiétait de la marche de Frédéric en Saxe, haussait les épaules, se moquait ou s'irritait de ces inquiétudes. Il y avait long^ temps que le maréchal de Richelieu, préoccupé d'un pareil souci et raillé par Duverney, avait de ce chef une revanche à prendre. « 11 dit, écrivait eu son nom Dumesnil, que vous avez toujours regardé comme une vision ses craintes du roi de Prusse, par la persuasion où vous étiez que les Autrichiens ne lui en laisseroicnt pas la possibilité. Voilà cependant l'événement arrivé avant même le temps où il lepensoit lui-même. Cela ne pourroit-il pas donner un peu plus de crédita ses vues (3 ? » Duverney allait-il baisser la tète? Il la porta plus haut que jamais, et la réponse qu'il fil à Dumesnil fut celle d'un homme qui se sentait en état d'en remontrer à Frédéric II : « La pointe du roi de Prusse est une folie qui n'a jamais dû faire d'impression. Est-il naturel de croire, mon cher ami, qu'il soit assez hardi pour venir avec trente mille hommes se mettre dans un pays où l'on pourroit lui en opposer cent mille? Peut-on admettre un pareil projet?... J'avoue, mon cher ami, que
(1) Soiibise à Paulmy, !«'• septembre [.'Î139].
(2) Correspondance Duverney-Duinesnil, n» 27.
(3) Dumesnil à Duverney, 18 septembre. Correspondance citée, n»34.