‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 15 sur 277 · VICISSITUDES DL' )1 A H ECU AL I»E DELLE-ISLE · texte numérisé non relu

VICISSITUDES DL' )1 A H ECU AL I»E DELLE-ISLE

lesquelles il se proposait d'éblouir les Électeurs, les princes, tous les nobles et notables attirés par les solennités de l'élection impériale à Francfort. Pendant l'absence de sa mère, le petit comte de Gisors fut mis, sous la garde de l'abbé de 3Iange, au collège.

Le 24 janvier 1742, l'Électeur de Bavière fut élu empereur sous le nom de Charles VII. Coup sur coup le maréchal de Belle-Isle fut fait duc par le roi de France, chevalier de la Toison d'or par le roi d'Espagne, prince du Saint-Empire parle nouvel empereur ; enfin, après les péripéties émouvantes de la campagne de Bohême, quand il eut sauvé et ramené par une retraite audacieuse et habile, en dépit de l'hiver et de l'ennemi, l'armée française longtemps assiégée dans Prague, ses soldats et le public le saluèrent grand général. Il est vrai que cette popularité n'empêcha pas qu'il ne tombât en disgrâce. Effrayé du mauvais tour que prenait la guerre, le cardinal de Fleury avait publiquement désavoué le maréchal de Belle-Isle qu'il en désignait comme le principal auteur. Le cardinal mort, le désaveu resta ; les jaloux s'en armèrent et le maréchal fut renvoyé dans son gouvernement des Trois-Évêchés.

Il en sortit au mois de décembre 1744, à la suite du roi qui avait failli mourir dans son propre hôtel, à Metz. La faveur lui était revenue ; le roi Stanislas le nommait son lieutenant général au gouvernement des duchés de Lorraine et de Bar ; après la prise de Fribourg, Louis XV le chargeait d'aller en son nom concerter avec l'empereur et le roi de Prusse les opérations de la campagne prochaine. Après avoir accompli à Munich la première partie de sa mission, le maréchal se rendait à Berlin, lorsqu'en passant, le 20 décem-

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