‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 150 sur 277 · INQUIÉTUDE UU DUC DE HICIIELIEU · texte numérisé non relu

INQUIÉTUDE UU DUC DE HICIIELIEU

Ce qui retenait et inifiiiétait le maréchal de Richelieu h Wolfenbiittel , c'était la présence d'un corps prussien, qui, sous les ordres du prince Ferdinand de Brunswick, était sorti de Magdebourg, avait occupé Halberstadt et poussé ses hussards jusiju'à Osterwick, à six lieues seulement de WolfenbiUtel. Mais lorsque le maréchal, avec des forces infiniment supérieures, voulut marcher au prince de Brunswick, celuici fit retraite et rentra dans Magdebourg. Huit jours lui avaient suffi pour vider les granges et les étables du riche pays de Halberstadt et tout envoyer, grains, bétail et fourrages, de l'autre côté de l'Elbe. C'était tout ce que le roi de Prusse lui avait enjoint de faire et le plus mauvais tour qu'il pût jouer h ses ennemis. Halberstadt, selon Duverney, c'était la terre promise ; (juand les Français y entrèrent venant des plaines désolées du Hanovre, ils ne crurent pas avoir gagné au change (1).

Le comte de Maillebois n'approuvait pas tout le mouvement que se donnait et qu'infligeait à son armée le maréchal de Richelieu. Au fond, il n'était guère plus écouté ni satisfait de lui qu'il ne l'avait été naguère du maréchal d'Estrées; mais dans la forme, l'expression de son mécontentement, même intime et vis-à-vis du marquis de Paulmy, gardait plus de mesure. Il blâmait la décision précipitée qui avait emporté M. de Richelieu

(1) Gisors àBellc-Islp, '2-2, 23 ci 2 > soplcmbrc [3440].

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