PRÉSENTAT10>J DU COMTE DE GISORS
clievalier de Bellc-Isie, frère du maréchal. Après avoir arrêté d'abord les progrès des Autrichiens, leur avoir repris d'assaut la ville de Castcllane et les avoir forcés, le 3 février 1747, à repasser le Var en laissant en Provence cinq ou six mille hommes tués, blessés ou prisoaniers, M. de Belle-Isle revint à Versailles, le 3 avril, pour discuter avec le roi et le comte d'Argenson, ministre de la guerrC;, le projet des futures opérations.
Le 2 mai 1747, le duc de Luynes écrivait dans son journal : «M. le maréchal de Belle-Isle à pris congé hier et aujourd'hui; il retourne en Provence. Ilemniène avec lui son fils unique qui a environ quinze ans ; il est grand et d'une assez jolie figure. M. de Gisors n'avoit point encore été présenté; illefut hier(l).))La veille en effet, le jeune homme ou plutôt l'enfant, comme on le nommait dans la famille, avait fait son entrée dans le monde : présentations à Versailles, présentations à Trianon, où se trouvait le roi de Pologne, toutes les visites d'étiquette avaient rempli la matinée du i " mai ; après quoi le jeune comte était revenu bien vite à Paris pour faire ses préparatifs de voyage. Un officier attaché à la maison de son père, M. Colerus, devait l'accompagner, sinon avec le titre, du moins avec les fondions d'un gouverneur (2).
Le maréchal avait encore eu bien des affaires à régler avant son départ; le petit comte frémissait d'impatience. Enfin on quitta Paris le 6 mai. Le voyage était long ; de
(1) Mémoires du duc de LuyneSj t. "VIII, p. 202.
(2) « Donnez les ordres nécessaires pour nos équipages, mandait le maréchal au chevalier de Belle-Isle, et dites ce qu'il faut pour l'enfant et M. Colerus. Je porte un lit de camp léger pour l'enfant.» 5 mai 1747 [3236, no 42].