COMBAT DE ZELL
taires deJHainaut. Le soir, les uns et les autres s'étaient logés dans un faubourg, dit de Lunebourg, qui était sur la rive'^droite de l'Aller. Le 13, de grand matin, le faubourg fut attaqué. Débordés par un ennemi très supérieur en nombre, les défenseurs avaient reçu l'ordre de se retirer dans la ville même, en détruisant le pont de l'Aller. Le moment venu, M. de Gisors, qui se chargea de ce soin, ne trouva ni une hache pour le rompre, ni une botte de paille préparée pour y mettre le feu. Il fallut arracher les palissades des jardins voisins, requérir du goudron, de l'huile, du beurre, du soufre. Cependant l'ennemi avançait toujours ; les grenadiers, embusqués dans les maisons les plus rapprochées, avaient peine à le contenir; un bruit même avait faussement couru jusqu'au maréchal que le pont était au pouvoir des Hanovriens. Quand arrivèrent les troupes envoyées pour le reprendre, elles le trouvèrent en flammes. 11 était temps; les colonnes hanovriennes, suivant de près leur avant-garde, couronnaient déjà les hauteurs qui dominaient le faubourg. Une heure après, elles y déployaient leurs tentes. L'alarme avait été si vive que les équipages étaient déjà partis pour Hanovre.
La nuit vint; le maréchal ne voulut pas la passer dans la ville ; les huit bataillons qui en formaient la garnison veillèrent dans les rues et sur les remparts ; le reste de l'armée bivouaqua en arrière de Zell, entre le bras méridional de l'Aller et la petite rivière de Fiise. Les troupes étaient si gênées et enchevêtrées dans cet étroit espace que le comte de Gisors eut quelque peine à rejoindre son régiment. La nuit se passa en alertes continuelles; on craignait de voir l'ennemi déboucher à tout instnnt par la droite et par la gauche. Le jour