‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 183 sur 277 · AFFAIRE DE ZELL · texte numérisé non relu

AFFAIRE DE ZELL

dans la disposition des quartiers d'hiver ayant conduit le régiment de Champagne de Zell à Osnabruck, les officiers qui cessaient de former l'état-major de la première de ces places ne prétendaient sans doute plus à l'exécution ultérieure d'une convention annulée par leur départ, mais ils se croyaient loyalement et justement détenteurs des sommes qu'ils avaient perçues. Cependant la ville de Zell, sur qui les menaces agressives du prince Ferdinand avaient attiré les maux de la guerre et qui avait réellement souffert, mais non point par la faute des officiers de Champagne, assiégeait de ses doléances le maréchal de Richelieu. Parmi ses réclamations, il y en avait une relative au traitement des officiers de la place, et c'était précisément celle-ci que le maréchal avait paru accueillir avec le plus de faveur. Pour en finir, le comte de Gisors adressa au général en chef, et par lui au ministre, un mémoire dans lequel, après avoir rétabli les faits, il déclarait noblement, au nom de ses officierS;, qu'ils étaient prêts, avec le désintéressement dont ils faisaient profession, à remettre l'argent qu'on leur disputait; après quoi, il terminait ainsi : « Le comte de Gisors, dont l'honneur est blessé, ainsi que le leur, d'une accusation qui attaque sa conduite, demande pour grâce particulière qu'il lui soit écrit une lettre où on rende justice à la façon dont il pense, ainsi que tout ce qui compose le régiment de Champagne {\). »

(1) [3500, no 103.] Nous ne savons pas quelle fut l'issue de cette affaire.

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