‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 46 sur 277 · COURSES ET COMBATS DE COQS · texte numérisé non relu

COURSES ET COMBATS DE COQS

élevés ne se plaisent quelquefois « à lui chanter pouille » , ainsi qu'au reste de la famille royale (1).

Si le comte de Gisors est déjà choqué de l'insolence et de la grossièreté de la foule au bal de l'Opéra, que sera-ce lorsqu'en compagnie du duc de Grafton, de lord Hartington et de ses plus nobles amis, il se trouvera sur le champ de course à Newmarket ? Il n'y a plus de rangs, plus de distinction, plus de mesure ; c'est une mêlée qu'enflamme la fureur des paris. Les meilleurs se laissent entraîner ; au retour des courses, chez lord Hartington, la plupart des convives sont tout à fait ivres. Cependant ce n'est rien encore ; il faut voir l'arène aux combats de coqs, un pandémonium, un sabbat. « J'ai cru, dit le comte de Gisors, que c'étoient les spectateurs et non les coqs qui alloient se battre. Toute la racaille d'Angleterre est rassemblée pêle-mêle avec la bonne compagnie. » Quand le duc de Cumberland entre, personne ne se lève elles chapeaux restent cloués sur les têtes (2). Trois jours de suite à Newmarket, c'est trop pour le comte de Gisors ; il a hâte de revenir à Londres et d'y retrouver ses nobles amis dans la dignité de leur condition sociale.

Par le duc de Mirepoix il a été nécessairement rais en relation avec beaucoup d'hommes distingués ; mais c'est à des Anglais qu'il a dû demander des notions plus précises sur les personnages. Son meilleur guide

(1) Journal, 19 février. — [i) Journal, du 17 au 19 avril.

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