VOYAGE EN AUTRICHE
Maty. De Hambourg il était venu d'abord à Dresde saluer le prince de Saxe et la princesse royale (1). Mais c'était à Prague qu'il lui tardait d'arriver, « C'est là, écrivait au maréchal de Belle-Isle le chevalier de Reralio, que nous trouverons des sujets d'instruction et des monuments de votre gloire, monseigneur. Quel endroit plus propre à enflammer M. votre fils de l'ardeur la plus vive pour suivre vos traces (2)? » En recommandant longtemps d'avance M, de Gisors aux soins et aux bontés du comte de Broun, le maréchal avait prié le général autrichien de lui fournir les moyens de visiter Prague en grand détail, afin qu'il pût se rendre un compte exact de tout ce qui s'y était passé de considérable avant, pendant et après le siège. « J'ai eu trop de part à cet événement, disait-il, pour que mon fils ne profite pas d'une occasion si favorable de s'instruire. Il a avec lui un officier qui est homme de naissance et de mérite, qui a bien voulu me faire le plaisir de l'accompagner dans ses voyages, lequel étoit à Prague et qui par conséquent sera en état de le mener sur les lieux; il se nomme le chevalier de Keralio, mon tils aura l'honneur de vous le présenter. » Toutefois, le comte de Gisors ne devait s'établir à Prague qu'après avoir fait sa cour à l'empereur et à l'impératrice : « Je veux par préférence à tout, disait expressément le maréchal, qu'il aille à Vienne remplir ce premier devoir et qu'il puisse y demeurer environ une quinzaine de
(i) Fontonay à Belle-Islo, !21 juillet. — Wackcrbach à Belle-Islc, Il août [3396, n"» 434 et 4o3]. — Ce sont toujours les mêmes éloges et les mêmes regrets qu'il ne vînt pas plus souvent en Allemagne de tels représentants de la jeunesse française.
(2) 19 juillet [3396, n° 43-2].