‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 69 sur 277 · OPINION DU DUC DE NIVERNAIS · texte numérisé non relu

OPINION DU DUC DE NIVERNAIS

en voyant quelle attention le premier personnage paraît donner à ce jeune homme, et dans celui-ci quelle intelligence semble animer toute son attitude, on l'étudié à son tour et l'on ne s'étonne pas de le voir à côté du roi victorieux, comme l'élève à côté du maître.

Le maréchal de Belle-Isle avait trente-deux années de plus que le duc de Nivernais; en donnant sa fille au comte de Gisors, le duc était devenu lui-même un membre de la fomille, et il aimait à se dire plaisamment le fils aîné du maréchal ; de même la fille aînée, c'était la duchesse de Nivernais. « Notre père qui êtes à Metz, écrivait le 20 juillet 1734 le duc au maréchal, je vous présente mes tendres hommages... J'ai écrit hier à votre véritable et charmant fils une lettre de trois grandes pages oii je le prépare aux voyages du Nord dont je lui détaille tous les agréments et les utilités. Je crois que les perspectives sous lesquelles je lui montre cet allongement de voyage ne lui déplairont pas, et peut-être même ne lui seront-elles pas inutiles. C'est tout ce que je désire en vérité que de pouvoir lui être bon à quelque chose dans le courant de ma vie, et vous devez, monsieur le maréchal, en être bien complètement persuadé. Je ne vous parle point des nouvelles publiques... Cela me paroît bien froid après les objets dont je viens de vous entretenir; j'aime mieux vous supplier de nous mettre tous, père, mère et enfant, aux pieds de madame la maréchale, où nous lui demandons sa sainte bénédiction. Vous qui n'êtes qu'adorable et non pas saint,

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