LE COMTE DE MAILLEBOIS
à Vienne et sur rinsinualion du maréchal de Piclle-Isle, avait demandé la commission de maréchal général des loi;is tie l'armée pour le comte de Maillebois. A ne regarder (|u'au.\ talents militaires, le choix ne pouvait pas être meilleur, car le comte de Maillebois était un ol'licier d'une rare distinction; il venait de servir sous le maréchal de Richelieu, comme premier lieutenant général, dans rexj)édition de Minorque ; mais il y avait déplus dans la circonstance présente une convenance particulière, car il connaissait bien la Westphalie où il avait suivi le maréchal son père, j)endant les campagnes de 1741 et 174:2, et il avait étudié le terrain avec les yeux d'un oiticier d'état-major. Enfin il était beau-frère du marquis de Paulmy, et il importait au maréchal d'Estrées d'attacher par les liens les plus étroits aux intérêts de son armée le ministre de la guerre. En effet le marquis de Paulmy avait saisi avec empressement l'occasion d'assurer à son beau-frère le premier poste de l'armée après celui de général en chef, et il s'était fait auprès du maréchal d'Estrées l'interprète de sa reconnaissance et le garant de ses zélés services (1).
Outre l'état-major général de l'armée dont le comte de Maillebois se trouvait ainsi être le chef, l'infanterie et la cavalerie avaient chacune leur étal-major spécial. Le marquis de Cornillon, major des gardes françaises et brigadier, fut nommé major général de l'infanterie, et la commission de maréchal général des logis de la cavaleriefut donnée, sur la demande expresse du maréchal
(i) Paulmy à d'Estrées, 5 mars 1757. — D'Estrc'Cs à Paulmy, 10 mars [34:29].