‹ Le Comte de Gisors, 1732-1758Chapitre 96 sur 277 · LE MARQUIS DE PAULMY ET DUYERNEY · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE PAULMY ET DUYERNEY

ministre de la guerre, également pressé par eux, essayait de se mettre à couvert. « Voici, monsieur, lui écrivait le marquis de Paulmv, deux lettres de M. le maréchal d'Estrées et de M. de Lucé bien intéressantes, surtout la première, sur laquelle il me paroît de la dernière importance pour moi-même que vous me mettiez en état de bien répondre. Vous verrez que M. le maréchal veut nous jeter le chat aux jambes : 1° sur ce que, dès le mois d'octobre, il prétend avoir pressé pour faire faire des approvisionnements sur le bas Rhin... 2° il prétend que M. de Lucé avoit préparé des magasins en Alsace qui ont été contremandés. De pareilles allégations, faites d'un ton de reproche quoique avec politesse, devant exiger de ma part une bonne et solide réponse, je vous prie, monsieur, avec ma confiance ordinaire, de m'aider à faire cette réponse que je ne vous cache pas que je compte montrer au roi ainsi que la lettre de M. le maréchal (1). » Quelle que fût l'amitié de Duverney pour le jeune ministre, il n'entendait point faire absolument cause commune avec lui. « M. le maréchal veut nous ietùv le chat aux jambes, » disait le ministre. « Je vois bien qu'effectivement on pouvait avoir l'intention de vous jeter le chat aux jambes, » répliquait l'autre. « Toutes les réflexions que je pourrois faire sur cela, avait-il commencé par dire, seroient, je pense, assez inutiles et ne produiroient peut-être d'autre effet

être rempli pour assurer les subsistances de rarnice ; la positiou des ennemis et les circonstances militaires ont obligé à faire une pointe en avant qu'il s'agit aujourd'hui de soutenir... » Papiers de Clermont, 1"d7, t. I, n" 55.

(I) Pauhny à Duverney, 17 mai. Correspondance Duverney- Paulmy, t. I, n" 31.

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