‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 113 sur 422 · U2 DISGRACE DU COMTE D'ARGENSON · texte numérisé non relu

U2 DISGRACE DU COMTE D'ARGENSON

gea d'arrêter, dans une suite de mémoires qui furent approuvés par le Conseil, les bases des nouveaux arrangements à conclure entre la France et rAutriche. Les dix mille hommes de troupes allemandes, au service de l'impératrice et à la solde du roi, étaient ac^îordés sans difficulté. Quant à la France même, elle s'apprêtait à porter sur le bas Rhin, en deux corps égaux, une armée de cent cinq mille hommes. Du J 5 au 29 fémer, un lieutenant général et sept ou huit maréchaux de camp devaient partir pour aller reconnaître, entre le Rhin et la Meuse, les cantonnements destinés à ces troupes. Afin de ménageries fourrages, le premier corps de cinquantedeux mille hommes devait être formé presque exclusivement d'infanterie. Tous ces avis étaient donnés au comte d'Estrées, par le maréchal, dans une longue dépêche datée du 2 février i 757, et dont leposiscripttan n'était pas la partie la moins intéressante. « Loi'sque j'ai commencé cette lettre, disait M. de Belle-Isle, c'étoit de concert avec M. d'Argenson ; vous apprendrez sans doute par ce même courrier que ce n'est plus lui qui est chargé du détail de la guerre, et que c'est M. le marquis de Paulmy, présentement secrétaire d'État, chargé de ce département. » Le l**^ février, une révolution de palais, tout intérieure et sans relation avec les affaires du dehors, avait fait brusquement tomber du pouvoir dans l'exil les deux ministres de la guerre et de la marine, le comte d'Argenson et M. de Machault, Le nouveau secrétaire d'État de la guerre était le propre neveu du comte d'Argenson, et depuis six ans son adjoint au ministère.

Marie-Thérèse était trop avisée et trop bien instruite pour ne pas savoir que le changement qui venait de se

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