CONVENTION MILITAIRE
faire dans le ministère français ne pouvait qu'augmenter Tautorité du maréchal de Belle-Isle. Dans une audience où elle reçut M. de Vault, rofficier qui avait particulièrement assisté le comte d'Estrées dans sa mission et qui était près de retourner h Versailles, elle eut soin de n'oublier ni le maréchal de Belle-Isle ni le comte de Gisors. « L'impératrice, écrivait cet ofGcier au marquis de Paulmy, m'a recommandé plusieurs fois dédire à M. le maréchal de Belle-Isle la haute considération qu'elle a pour lui et sa reconnoissance de tout ce qu'elle sait qu'il fait pour le bien de la cause commune. Elle n'a pas oublié M. le comte de Gisors de qui elle fait le plus grand cas ; elle désire infiniment qu'il soit destiné à l'armée d'Memagne afin qu'elle puisse avoir le plaisir de le voir à Vienne '. » 11 est certain que le changement du ministre de la guerre ne troubla pas les négociations suivies entre l'Autriche et la France ; sauf les formalités de chancellerie, tout était réglé.; enfin le 28 février, le comte d'Estrées signa avec le comte de Kaunitz un projet de convention conforme aux arrangements pris à Vienne et acceptés à Versailles ^.
J. M. de Vaull au marquis de Paaimy, 23 f«îvrier 1757 [3428].
2. Par convenance, la t^ignature déOnitive de cette convention, négociée à Vienne , était réservée à la cour de France ; c'est pourquoi dans la série des actes diplomatiiiucâ celui-ci porte la date du 1 1'' mai 1757 à Ver^iltes , avec les signatures du marquis de Paulmy et du comte de SUfarenberg.