‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 126 sur 422 · EFFECTIF ET COMPOSITION · texte numérisé non relu

EFFECTIF ET COMPOSITION

eoiever au besoin ? En fait, les soldats ne connaissaient que leur brigadier et par exception quelque lieutenantgénéral ou nufféchal de camp qui, soit par un mérite hors de pair, soit par une chance heureuse, s'était Mt une réputation dims Taormée.

Le maréchal d*Estrées avait un des plus grands commandements qu'on eût encore vus dans Thistoire militaire dé la France , car il allait avoir sous ses ordres la moitié des forces régulières du royaume. Au mois de février 1757, le roi soldait deux cent trente-six bataillons d'infanterie et deux cent vingt-deux escadrons de cavalerie; cioq mois après, au moment où le maréchal d'Estrées quitta le commandement, de nouvelles levées avaient accru de seize bataillons l'infanterie, et la cavalerie de douze escadrons. L'effectif était alors de 184,294 hommes de pied, et de 37,432 chevaux. Telle était l'armée régulière. Au fond, depuis Louvois, sa constitution n'avait point changé ; les régiments et les compagnies, propriété des colonels et des capitaines, étaient par eux acquis et vendus à titre onéreux, et les frais d'entretien, le roi y aidant plus ou moins, restaient toujours, en principe, à la charge des propriétaires. C'était aussi de Louvois que datait l'organisation des milices ; mais elle avait, depuis ce grand ministre, subi de notables changements. Il n'y avait pas, en 1757, moins de cent quarante-neuf bataillons de milice, iné* gaux d'ailleurs entre eux ; dix étaient chargés d'un seiv vice purement local ; le plus grand nombre devait four-

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oir, eoojointemeQt a¥ee les troupes régnfières, aux garnisons des places; queiques-uns, d'an efEectîf plus élevé, étaient appelés à servir au dehors, pour gaorder les communications et les magasins de Tannée active, et surtout pour aider à son recrutement, quand il devenait difficiie ou quand il £iUait qu'il fii^t prompt; enfin des bataillons d élite, assûmlés aux troupes régulières et comme anoblis, pour participer à Thonneur de la grande vie militaire, portaient le nom de grenadiers royaux. En 1757, le nombre de ces bataillons était de vingt-deux, associés deux par deux, de manière à former orne régiments. An total, TefEectif des milices de toute sorte était de 71,335 houunes. Enfin il y avait encore une force auxiliaire que Louvois n'avait pas connue , et dont les hussards, créés un an après sa mort, avaient été le premier modèle. Mais, au dix-huitième siècle, les hussards avaient cessé d'être comptés comme troupe irrégulière, et leurs douze escadrons réunis en régiments venai^it à la suite de la cavalerie de Tannée. C'était à des corps mixtes d'infanterie et de cavalerie, bandes de partisans, propres au service d'avant-garde et d'éclaireurs, qu'on avait réservé le nom de troupes légères '.

1. L'eirectif de ces troupes était de 3,015 hommes, ain«i répartis :

360 infanterie.

590 cavalerie.

Volontaires royaux 9S0 {

^, . , , „. , f 240 infanterie.

\olonta,re. de FI«idre 420 1 ^^^ ^^^^^^^

Volontaires de HainanU. ... li. lé.

13 à pied.

Guides de Plinchamp 25 j J J ^ ^, '^^;,

Chasseurs de Fischer • 1 ,200 j .

W caTalerie.

480 infanterie.

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