‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 127 sur 422 · PRÉLIMINAIRES DE LA CAMPAQNE · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES DE LA CAMPAQNE

A la fin du mois d'ayril, Tannée confiée au maréchal d'Estrées comprenait cent dix bataillons, cent trente escadrons et quatre-vingt-dix pièces de campagne, sans compter l'artillerie légère attachée à l'infanterie, à raison d'une pièce par bataillon. L'effectif total était de quatre-vingt-quinze mille hommes à peu près '.

Dans les conseils tenus chez le maréchal de Belle- Isle, il avait été reconnu que les sièges de Wesel et de Gueldre, préliminaires obligés de la campagne, n'exigeraient pas qu'on mtt d'abord toute l'armée en mouvement ; cinquante mille hommes y devaient largement suffire. On avait calculé aussi que ces deux sièges seraient une affaire de deux mois environ. Ce devait être au plus tôt dans les derniers jours de mai, c'est-à-dire à une époque où les fourrages verts seraient en état d'être fauchés, que l'ensemble des forces françaises aurait à marcher du Rhin sur le Weser. Tels étaient les calculs et les présomptions sur lesquels Paris Duvemey avait fondé tout son système, de sorte que, pour ménager la dépense, il avait condamné et arrêté les approvisionnements considérables que l'intendant d'Alsace, M. de Lucé, nommé à l'intendance de l'armée, s'était proposé de faire, et les gros magasins, soit de farine, soit de fourrage sec, qu'il aurait voulu former sur le Rhin, de Landau à Dusseldorf .

Comme le maréchal d'Estrées n'était arrivé de Vienne que le 1 8 mars, et comme il lui fallait s'entendre avec le maréchal de Belle-Isle, avec le marquis de Paulmy, Paris Duvemey et Crémille, il ne fit aucune difficulté de

1. Emplacement det troupes aa 27 afril [3430, n9 228]. » td, do 8 au 20 mal [3431, no 124].

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