LE COMTE DE 0I80RS A BONK
tiles OU tout au moins excessives pour une petite ptace qu'on n'élaîtpaâ ai pre!;sc de prendre et qu'un blocus d'ailleurs suffirait à réduire. On se contenta donc de détacher sept bat^iiilons sur Gut'ldre elles troupes continuèrent de mari:her, k'S unes pat' la vallée de la Meuse, les autres par les vallées de la Moselle et du Rliiu. Le 8 avril, les premiers bataillons français entri'R'nt dans WeseL Deui jours après, un détachement de deux niiUè cinq cents hommes en partit, sous ladirectiouducumtc de Maitlebois, pour reconnaître la vallée de la Lippe et suneiller la garnison de Wesel qui s'était retirée à Lippstadt. Champagne n'était point de ces premières troupes.
En passant près du Bonn, le comte de Gisors avait été averti par le marquis de Monteil, ministre du rui auprès de l'Électeur de Cologne, que ce prince, qui avait déjà vu l'avant-garde des volontaires royaux, serait fort aise de voir aussi le régiment de Champagne. L'KIccteurqui était de la maison de Bavière, fort attaché à la cause impériale et par conséquent à l'alliance française, avait les plus vives inquiétudes pour les domaines qu'il possédait en Westphalie et surtout pour son cvéehé de Munster que les Prussiens et leurs alliés menaçaient de lui prendre. Aussi, quand il arrêtait au passage les troupes françaises et les priait de détiler devant lui, ce n'étaitpointall'airedecuriosité ni pour se distraire, c'était pour se mieux rassurer, et bien voir de ses propres yeux qu'il lui arrivait des protecteurs ; leur plus grand mérite, seloQ la fine remarque du comte de Gisors, c'était leur plus grand nombre. Il y avait en outre cette raison particulière que le comte de Gisors était le fils du maréchal de Belle-Me dont la réputation était grande ea