‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 132 sur 422 · taTrU[443l · texte numérisé non relu

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im SOINS DU COMTE DE GISORS

lui donner. « Notre soldat, disait-il, est aussi bon et aussi bien instruit qu'il peut Têtre sans aucune rigueur ni minutie. Il reste à convaincre Tofficier qu'il faut appliquer à la guerre Tordre qu'on a cherché à établir pendant la paix. Je ne fais que parler du métier avec mes capitaines et j'exerce mes lieutenants, divisés en première et seconde classe, comme mes soldats. Si, cette campagne, je puis être assez heureux pour tirer des coups de fusil avec succès, j'aurai plus de crédit sur les esprits que n'en peut avoir un jeune homme qu'on soupçonne d'enthousiasme pour les nouveautés et à qui on feruie la bouche par le récit d'aventures, où, malgré le désordre, on a réussie »

Il s'agissait de l'exercice, de la marche et des manœuvres à la prussienne qu'on s'efforçait d'introduire dans la pratique militaire des troupes françaises, mais auxquelles les vieux officiers refusaient de se convertir et opposaient, sinon une protestation ouverte, au moins la force d'inertie. Le comte de Gisors ne se rebutait point; mais en même temps qu'il exigeait de chacun l'observation sérieuse de son devoir, il n'était ni chagrin ni morose, et il savait à propos donner à son monde des distractions et même des plaisirs. « Ce soir, écrivait-il à son père le !•' mai, je donne un bal à mesdames nos chanoinesses, à l'exemple de M. de Soubise et de M. de Custine qui |m'ont laissé cette consigne, et d'ailleurs, comme j'exerce prodigieusement messieurs les officiers, je suis bien aise d'entremêler les plaisirs aux fatigues... Nos jeunes gens que j'avois trouvés mous, endormis, commencent à être alertes, et du

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