‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 152 sur 422 · I. Gison à Belle-Ule, 9 Jain · texte numérisé non relu

I. Gison à Belle-Ule, 9 Jain

fait tout comme le maréchal d'Estrées, parce qu'il faut des exemples dès les premiers jours, et ils sont encore plus efficaces quand ils tombent sur un corps distingué et qui a un chef tel que vous. Je sais que M. le maréchal d'Estrées a été tout aussi aflligé que vous, et il m'a écrit sur cela une lettre pleine d'amitié. En même temps que j'approuve le fond, je blâme infiniment la forme. J'aurois fait mettre le lieutenant de grenadiers en prison, mais je ne Taurois pas cassé. J'aurois harangué le régiment et n'aurois point employé de terme qui eût pu l'offenser et le blesser. Je les aurois au contraire piqués d'honneur en les mettant eux-mêmes à ma place. jMais comme cette affaire ne vous fait aucune espèce de tort non plus qu'au régiment, il ne faut s'en souvenir que pour redoubler de sagesse et de discipline, et vous ne sauriez apporter trop d'attention pour qu'il ne reste pas le moindre vestige d'humeur ni de mécontentement, et surtout qu'il ne soit pas tenu le moindre propos de la part d'aucun de vos officiers et encore bien moins des soldats. La conséquence en seroit infinie pour le service du roi et la police de l'armée, pour vous personnellement qui en deviendriez responsable, et, quoique vous fassiez tout ce qu'il faut pour n'avoir ni envieux ni jaloux, soyez persuadé que vous en avez qui seroient bien aises, sans semontrer, de vous jeter le chat aux jambes et vous rendre de mauvais offices; au lieu que la sagesse de votre conduite vous fera beaucoup d'honneur et vous fera encore plus estimer'. » En effet, le zèle du comte de (Jisors pour la discipline et contre la maraude, la bonne tenue du régiment de

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