Frère du maréchal général des logU de la cavalerie
CRITIQUES CONTRE LE MARECHAL. i93
hommes, se présentèrent devant Ilerforden, ville close de murs, entourée d'un double fossé, et qui répondit par une vive fusillade aux sommations qu*on se donna la peine de lui faire, sans songer que le manque d'une artillerie sufflsante devait leur ôter toute influence persuasive. Après une journée de tiraillerie qui coûta fort inutilement la vie à une trentaine de volontaires, il fallut, le soir venu, se replier sur Bielefeld. Le lendemain, on apprit avec étonnement que Tarrière-garde hanovrienne, pressée de rejoindre larmée qui à midi était tout entière de l'autre côté du Weser, avait pendant la nuit subitement évacué Herforden ; quelques compagnies y furent envoyées, tandis que le gros du détachement regagnait le camp de Rheda^
En passant à Brakwede, les officiers se donnèrent le loisir d'étudier l'ancien camp de l'ennemi, et de cette étude il parut résulter que l'attaque en eût été bien plus aisée que ne se l'était imaginé le maréchal, d'après les reconnaissances qu'il avait faites et fait faire. Comme il est toujours commode de juger après coup, et beaucoup plus facile d'apprécier sur le terrain même les avantages ou les inconvénients d'un poste que d'autres n'ont pu apercevoir que du dehors et de loin , le résultat de cette enquête tourna contre le maréchal, et les visiteurs en rapportèrent au camp une impression dont le comte de Gisors, malgré la justesse de son esprit, ne se défendit pas complètement d'abord. Ainsi il écrivait à son père : « Je ne peux pas vous dissimuler que la connôissance du camp de Brakwede d'une part, et de l'autre, le peu d'avantage que nous avons tiré de notre