‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 163 sur 422 · ETAT DE L'ARMEE · texte numérisé non relu

ETAT DE L'ARMEE

comte de Gisors, et personne ne songeait à réclamer quand le maréchal d'Eslrées, dans ses rapports au ministre sur Tétat des troupes, nommait le premier parmi les plus appliqués le colonel du régiment de Champagne. Le maréchal se félicitait de la beauté de Tarmée; la cavalerie, dont Tentretien d'abord avait exigé des prodiges d'imagination , car il avait fallu pour ainsi dire inventer des fourrages, n'était pas diminuée de plus de cinquante chevaux; Tinfanterie, au contraire, avait été fort éprouvée par les premières fatigues, car le maréchal* ne comptait les bataillons qu'à cinq cent soixante-quinze hommes en moyenne ; c'était une diminution de plus de cent hommes sur reffectif normal*. On pouvait dire au moins que, débarrassée des faibles et des malingres, cette infanterie n'en valait que mieux pour les prochains combats. Une grande nouvelle venait d'arriver de Bohême. Le 18 juin, le maréchal Daun avait battu le roi de Prusse à Chotzemitz ; Prague était débloqué, la Bohême évacuée. Cetriomphe de l'armée autrichienne irritait Timpatience des troupes françaises. Le 7 juillet , le maréchal d'Estrées quitta brusquement le camp de Bielefeld, laissant au comte de ïierchiny le soin de faire marcher l'armée dès le leudemaiu et de la mener de Bielefeld à Hoxter. Quant à lui , résolu à provenir ou à léparer sur-le-champ les malentendus ou les erreurs qui avaient jusque-là faussé ou retardé presque toujours l'exécution de ses ordres les plus précis, il n'avait point voulu , pour une opération aussi importante que le passage du Weser, d'autre chef d'état-major que lui-même; le comte de Maillebois, par ses ordres , était

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