‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 17 sur 422 · PAIX D'AIX'LA-OHAPELLE · texte numérisé non relu

PAIX D'AIX'LA-OHAPELLE

rai indépendant. Dès lors, et par la faute de la cour dont i la mollesse craigniiit d'intervenir, naquit entre ces î deux hommes une inimitié funeste à la chose publique. 1

Les armées ayant pris leurs quartiers d'hiver, le maréchal de Belle-lsle revint à l'ans; il ramenait avec lui soD fils à qui cette première campagne avait été largement salutaire ; son corps, son esprit, sou ûmc, tout en lui s'étaitafîermi et développé. uJenc suis pas fiché, mandait plaisamment l'évéque de Verdun au maréchal, de la dépense d'habits que vous cause M. de Gisors. Il fautqu'iUoit prodigieusement grandi pendant la campagne, puisque tous ceux qu'il avait laissés à Paris ne peuvent plus lui servir '. » Le jeune homme comptait bien faire aux Aulrichiens et aux Piémontais une seconde visite qui lui serait plus profitable encore. Toutefois ses espérances rencontraient bien des contradictions ; il courait depuis le commencement de l'hiver des bruits de paciheation générale ; un congrès était rassemblé à Aiï-la -Chapelle. Le 13 mai 1748, le maréchal et son fils étaient partis pour rejoindre à Nice le quartier général; derrière eux, sur la môme route, à quelques heures de distance, venait un courrier qui se rendait également à Nice chargé de dépêches pour le commandant de ta flotte anglaise; c'était l'ordre de suspendre les hostilités.

Lorsque le maréchal avait priscongé du roi, Louis XY lui avait annoncé qu'il joignait la dignité de pair i son titre de duc de Gisors ; c'était l'achèvement d'une grâc« I que le cardinal de Kleury, en 1 742, avait empêché d'être 1 complète. M. de Belle-lsle ne pouvait plus remercier le j

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