‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 18 sur 422 · NEGOCIATIONS A NICE · texte numérisé non relu

NEGOCIATIONS A NICE

roi les armes à la main ; la paix était faite ; mais il y avait, en Italie particulièrement, une foule de questions secondaires à régler, restitutions, échanges, compensations, rectifications de frontière. M. de Belle-Isle , n'avait pas désappris Tart qu'il avait pratiqué en Aile- ! magne avant la guerre ; il se refit diplomate. Ce fut poiu* le comte de ( lisors une excellente occasion de poursuivre ses études en les portant sur un terrain nouveau, mais non moins intéressant que les champs de bataille. Il vit ; comment se traitent les affaires entre les États et ce qu'il / y faut apporter d'intelligence naturelle et de connais- 1 sances acquises, de sang-froid et d'activité d'esprit, d'énergie et de patience, de finesse, de réserve, en un , mot de bonne conduite.

A son âge, au milieu de ces fortesétudes, les distractions n'étaient pas moins nécessaires. Le 3 juin, il envoyait de Nice à sa mère le récit d'un spectacle naval dont le commandant de la marine française lui avait donné le régal et fait les honneurs. « Ma chère maman, disait-il, rien n'égale ma fierté; je viens de faire une heureuse campagne sur mer. Vers les trois heiu*es et demie, le 3, j'ai mis à la voile; je montois la felouque la Superbe et avois à mon commandement la Triomphante. Environ à la hauteur de Villefranche, nous aperçûmes deux barques, YHirondelle et la Légère^ l'une de vingt pièces de canon et l'autre de dix-huit, qui avoient leur cap sur Nice; la Légère étoît demeurée en arrière. Le vent s'étant élevé, nous déployâmes la voile de l'artimon, V Hirondelle * nous apercevant

1 . Le texte porte la Légère, mais la laite prouve qae c'est de V Hirondelle qa'il s'agit ici.

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